Politique

Gironde : Jean-Luc Gleyze, un éventuel futur président issu du monde rural

France Bleu Gironde vendredi 27 mars 2015 à 12:10

Jean-Luc Gleyze, un élu qui a raté ses deux premières années de Science-Po

Les socialistes ont donc fait leur choix : s'ils l'emportent dimanche lors du second tour des élections en Gironde, c'est Jean-Luc Gleyze, qui accédera au fauteuil de président du Conseil départemental. Le maire et conseiller général sortant de Captieux préfère dire que pour l'instant, il est l'unique "candidat à la candidature".

Si le PS et ses alliés remportent dimanche prochain le second tour des élections départementales en Gironde, c'est un quasi-inconnu du grand public qui prendra les rênes de la nouvelle assemblée. Philippe Madrelle, qui va laisser son fauteuil après 36 ans passés à la tête de l'exécutif, et les instances socialistes ont donc tranché entre les différents postulants : c'est Jean-Luc Gleyze qui lui succédera à la présidence du département. Christine Bost, autre candidate potentielle et second porte-parole de campagne pour ce scrutin, deviendrait de son côté première vice-présidente en charge des territoires.

La candidature de la maire d'Eysines faisait tiquer certains, car jugée trop urbaine. Celle de Jean-Luc Gleyze, issu du monde rural, semble donc être une candidature de compromis.

"De compromis, je ne sais pas, en tout cas une candidature de consensus. Moi, je n'ai pas l'habitude de fonctionner avec des compromis, j'ai plutôt l'habitude d'affirmer des choses et d'avancer dans certaines directions. En tout cas, ma candidature semble celle qui satisfait le plus de monde." — Jean-Luc Gleyze

C'est donc un élu de terrain qui devrait devenir, sauf surprise dans les urnes, le président du plus grand département de France en superficie. Jean-Luc Gleyze est candidat en Sud-Gironde avec Isabelle Dexpert, autre élue sortante. Au premier tour dimanche dernier, le binôme socialiste a recueilli un peu plus de 35% des voix. Il affronte au 2nd tour le binôme de Gironde Positive, constituée de Marie-Angélique Latournerie et Jean-Pierre Baillé, le maire UMP de Girgnols, lui aussi conseiller général sortant.

Il a raté deux fois Sciences-Po avant de faire carrière en politique

Né à Bazas, Jean-Luc Gleyze, fils d'ouvriers, rate ses deux premières années de Science-Po- plus attiré, dit-il, par la vie nocturne bordelaise. Il s'inscrit ensuite en face de droit, avant d'arrêter ses études pour devenir agent administratif, puis secrétaire général de la mairie de Captieux.

Il se lance en politique en 2004, et est élu alors conseiller général du canton de Captieux, le plus petit canton de Gironde. Réélu en 2011, il devient alors vice-président du Conseil général, chargé de l'économie solidaire. Il est également élu en 2014 maire de Captieux, un poste qu'il devra abandonner en accédant à la présidence  de la nouvelle assemblée départementale.

Agé de 52 ans, Jean-Luc Gleyze est père de deux enfants. Sa candidature sera soumise mercredi soir aux votes des militants socialistes, avant la première séance du nouveau Conseil départemental prévue jeudi matin. C'est durant cette session que seront élus le nouveau président et ses vice-présidents.

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