Politique

Gironde : Minute de silence et sécurité en question après l'attaque des Champs-Élysées

Par Damien Gozioso, France Bleu Gironde vendredi 21 avril 2017 à 15:25

Alain Juppé a observé une minute de recueillement à Pessac en compagnie du maire Franck Raynal et du sénateur-maire de Mérignac Alain Anziani.
Alain Juppé a observé une minute de recueillement à Pessac en compagnie du maire Franck Raynal et du sénateur-maire de Mérignac Alain Anziani. © Radio France - Damien Gozioso

Alors qu'une attaque sur les Champs-Elysées a tué un policier jeudi soir, se pose la question de la sécurité à quelques heures du premier tour de l'élection présidentielle, et après une campagne sous tension.

Après l'attaque terroriste de jeudi soir sur les Champs-Elysees suite à laquelle un policier a perdu la vie, une minute de silence a été tenue ce vendredi midi à la mairie de Bordeaux mais aussi à Bordeaux Métropole et dans d'autres mairies du département. Alain Juppé a lui observé cette minute de silence à la mairie de Pessac en compagnie du maire Franck Raynal, mais aussi du sénateur-maire de Mérignac, Alain Anziani.

Alain Juppé a répété "son soutien et sa solidarité aux forces de l'ordre". Il a aussi expliqué qu'il se tenait prêt à renforcer les mesures de sécurité nécessaires dimanche pour le 1er tour de l'élection présidentielle : "Nous sommes évidemment en contact avec le Préfet, représentant de l'État, en charge de la sécurité. Comme nous l'avons fait lors de précédentes manifestations comme le marathon de Bordeaux, nous sommes prêts à participer à toute mesure supplémentaire".

Un renforcement des mesures de sécurité pour le 1er tour de la présidentielle ?

Pour l'heure, la Préfecture de la Gironde ne communique pas sur un renfort supplémentaire des mesures de sécurité après ce dernier attentat. "Sans tout dévoiler, depuis plusieurs semaines déjà nous avons été sollicité par les services de la Préfecture pour faire preuve d'encore plus de vigilance, affirme Franck Raynal le maire de Pessac. Sur Pessac, 45 bureaux de vote doivent être sécurisés". Pour l'heure, il n'est pas question de systématiser les fouilles à l'entrée des bureaux, "il ne faut pas non plus des mesures susceptibles de nuire au processus démocratique" ajoute Franck Raynal.

D'autant que selon Alain Anziani, le sénateur-maire de Mérignac : "Je ne vois pas, et ce qui s'est passé sur les Champs-Élysées le montre, comment on peut assurer une protection totale, elle est illusoire. Quelqu'un peut arriver dans un bureau de vote avec un revolver et tirer, on ne pourra jamais fouiller toutes les personnes qui se présentent pour voter. Je ne crois pas qu'on puisse mettre une chape de sécurité partout où nous allons aller. Ça peut être un bureau de vote, mais aussi un cinéma, une église ou encore un marché... Donc il faut garder un esprit de précaution, sans tomber dans une sorte de terreur que veulent nous inspirer ces terroristes".