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Dossier : Élections sénatoriales 2020

Sénatoriales en Gironde : les écologistes ont "élargi leur socle électoral" juge le politologue Jean Petaux

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Par , France Bleu Gironde

Élue par les grands électeurs ce dimanche, Monique de Marco est devenue la première écologiste au Sénat en Gironde, en rassemblant des voix au-delà de celles des conseillers municipaux écologistes. "Elle a élargi son socle électoral" juge sur France Bleu Gironde le politologue Jean Petaux.

Le politologue et enseignant à Sciences Po Bordeaux Jean Petaux était l'invité de France Bleu Gironde, ce lundi 28 septembre.
Le politologue et enseignant à Sciences Po Bordeaux Jean Petaux était l'invité de France Bleu Gironde, ce lundi 28 septembre. © Radio France - Thomas Coignac

Ce dimanche, les grands électeurs girondins ont reconduit cinq sénateurs sur six, avec Laurence Harribey et Hervé Gillé (PS), Nathalie Delattre et Alain Cazabonne (Mouvement radical-MoDem) et Florence Lassarade (Les Républicains). La nouveauté est venue de l'élection de Monique de Marco, conseillère municipale à Talence, et première sénatrice écologiste girondine. Elle a évincé du palais du Luxembourg la sénatrice LREM, ex-socialiste Françoise Cartron. 

Monique de Marco a été élue avec 489 voix sur les 3 367 suffrages exprimés par les grands électeurs (délégués des conseils municipaux, députés et sénateurs de la circonscription, conseillers régionaux et départementaux). "Cela va bien au delà de ce que les Verts ont obtenu comme conseillers municipaux", analyse sur France Bleu Gironde Jean Petaux, politologue et enseignant à Sciences Po Bordeaux. "Et donc, ça veut dire qu'elle a élargi son socle électoral à des maires ruraux ou à des conseillers municipaux de communes rurales". Une victoire facilitée, aussi, parce que Monique de Marco, "n'est pas une nouvelle venue dans la vie politique locale. Elle a été conseillère régionale, siégeant dans des majorités avec Alain Rousset, dans les alliances gauche plurielle. Elle est identifiée, elle est connue. C'est une personnalité qui a qui a une résonance auprès des élus girondins". 

Une défaite pour le Parti socialiste [...], la Gironde est une terre où le centre est un lieu refuge

Le Parti socialiste, arrivé en tête avec 30,38% des suffrages, conserve les deux sièges de Laurence Harribey et Hervé Gillé, mais en perd tout de même un par rapport à la précédente mandature, puisqu’entre temps, Françoise Cartron "a franchi le Rubicon", comme dit Jean Petaux, est est partie à La République en marche. "C'est une défaite pour le Parti socialiste, juge Jean Petaux. D'autant que la troisième de la liste, Christine Bost a manqué le troisième siège de très peu à 14 voix", ce qui profite à Florence Lassarade. 

Cette dernière est donc la seule sénatrice Les Républicains, puisque Nathalie Delattre et Alain Cazabonne sont issus d'une liste Mouvement radical-MoDem. "Ça montre que la Gironde reste une terre où le centre, chez les élus locaux, est quand même un lieu refuge". Dans une élection dont les électeurs étaient dans leur très grande majorités des élus ruraux, et sans étiquette - "la plupart se présentent comme apolitiques, ils ne sont guère plus de 10-12% à dire qu'ils ont une étiquette politique" - cela a donc profité au centre. 

La formation perdante de cette élection, c'est donc La République en marche, qui perd le siège de Françoise Cartron, ce qui est "plus une défaite de La République en marche que de Françoise Cartron à titre personnel", estime Jean Petaux, qui juge le score (8,26% des suffrages exprimes), "plutôt satisfaisant à titre personnel". Pour Jean Petaux, le parti présidentiel "avait sans doute fait le deuil d'un score aux sénatoriales". 

Le Sénat devrait donc rester à droite, et Gérard Larcher être réélu à sa tête. "D'une certaine façon, le Sénat reste la chambre d'opposition par rapport à l'exécutif et à l'Assemblée nationale. Et ça va aller comme ça jusqu'en 2022. Ça bloque le président dans ses intentions de réformer la constitution. Mais ça ne bloque pas le président pour changer le mode de scrutin, par exemple aux législatives, car là, il n'y a pas besoin de l'accord du Sénat", analyse Jean Petaux. 

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