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Politique

Glyphosate : le ministre François de Rugy recadre le sénateur haut-garonnais Pierre Médevielle

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Par , France Bleu Occitanie

INVITÉ de France Bleu Occitanie matin : François de Rugy a commenté l'actualité de ce vendredi. Européennes, retour annoncé aux 90km/h ou encore la polémique lancée par le sénateur du Comminges Pierre Médevielle.

Le ministre de la transition écologique et solidaire, François de Rugy.
Le ministre de la transition écologique et solidaire, François de Rugy. © Maxppp - Thomas Padilla

Toulouse, France

En réunion publique à Gaillac jeudi soir pour les élections européennes, le ministre de la transition écologique et solidaire était l'invité de France Bleu Occitanie matin ce vendredi. 

"Ne pas alimenter l'hystérie collective"

Le ministre de la transition écologique et solidaire n'avait pas pris la parole depuis la polémique déclenchée par les propos du sénateur haut-garonnais Pierre Médevielle en début de semaine. Le parlementaire UDI estime que le rapport des sénateurs sur "l’indépendance et l’objectivité des agences chargées d’évaluer la dangerosité des substances mises sur le marché" lui avait permis d'acquérir la certitude que "le glyphosate n'est pas plus cancérogène que la viande rouge ou la charcuterie". Et qu'il y avait une "hystérie collective" autour de ce sujet. La réponse du ministre est sans appel : 

"Manifestement il a décidé lui aussi d'alimenter l'hystérie collective puisqu'il dit que si on ne peut plus utiliser des produits comme le glyphosate on va revenir aux grandes famines du Moyen-Age. Il faut quand même rester raisonnable. Sur le glyphosate, nous savons qu'il y a des risques pour la santé humaine mais surtout des impacts avérés sur l'environnement. Ce n'est pas un produit qui se dégrade dans l'environnement. C'est pour ça que la France est le seul pays d'Europe à s'engager dans la sortie du glyphosate en trois ans." François de Rugy

François de Rugy irait-il jusqu'à déceler un lobbying de Monsanto dans les propos de Pierre Médevielle comme certains l'ont suggéré cette semaine? 

"Je ne dis pas que ce sénateur est sous influence de Monsanto et je reconnais à chacun le droit de défendre des opinions. Mais ce qui est gênant c'est que quand on est auteur d'un rapport au nom de l'office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques restons-en autant que possible à la science". Le ministre de la transition écologique et solidaire au micro de France Bleu Occitanie. 

Le retour des 90km/h

Pour le ministre la volte-face du chef du gouvernement n'aura pas d'impact sur la qualité de l'air. "Honnêtement rouler à 90 ou à 80 ne change pas grand chose en terme de pollution de l'air. On consomme peut-être un peu moins de carburant. En revanche la question de la sécurité routière est en jeu. Je ne regrette ni la mesure initiale ni le fait qu'il y ait des évolutions. J'ai fait partie de ceux qui ont défendu le Premier ministre sur ce sujet et je n'étais pas encore au gouvernement". 

"Toute mesure de sécurité routière est toujours contestée au départ. Souvenez-vous la ceinture de sécurité obligatoire! Aujourd'hui ça paraît une évidence et ça a sauvé des vies. Les premiers résultats [de la mise en place des 80km/h, ndlr] montraient qu'il y avait moins d'accidents et moins de morts sur les premiers mois. Bon, on va faire des adaptations. C'est notre rôle aussi d'entendre ce que disent les élus de terrain." François de Rugy

L'Europe, le bon espace pour défendre le climat

Le ministre de la transition écologique et solidaire fait campagne aussi pour la liste Renaissance LREM. Son crédo : "comment peut-on imaginer que l'on va agir plus efficacement contre les gaz à effet de serre à l'échelle d'un seul pays alors que nous avons la chance de bénéficier de normes qui vont s'appliquer à 500 millions d'Européens dans une des régions les plus développées du monde. C'est ce que j'ai voulu faire à l'automne dernier avec la négociation des futures émissions de CO2 des voitures". Ces normes entreront en application progressivement à partir de 2020 où les constructeurs automobiles seront passibles d'amendes.