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VIDÉO - Grand Belfort : la séance perturbée par des manifestants et des élus bousculés

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Belfort-Montbéliard

En raison d'un conflit opposant certains agents de l'agglomération au président du Grand Belfort Damien Meslot, sur la question du comité des oeuvres sociales et d'autres acquis sociaux, le début de la séance plénière de ce jeudi 15 octobre a été perturbé par près de 200 manifestants.

La police municipale fait barrage devant la salle pour empêcher les manifestants d'entrer.
La police municipale fait barrage devant la salle pour empêcher les manifestants d'entrer. © Radio France - Nicolas Wilhelm

Le début de soirée a été agité au Grand Belfort. Les élus de l'agglomération se sont réunis à 20h ce jeudi en séance plénière. A l'ordre du jour, le changement de CE (adhésion au CNAS) au 1er janvier pour l'ensemble des 400 agents de l'agglomération, un choix vivement contesté par l'opposition et les syndicats. Il était aussi question de la suppression de 21 jours de congés jugés "illégaux" par le président Damien Meslot. 

Des militants CGT virulents

Près de 200 manifestants, dont certains étaient très remontés, sont restés jusqu'à 20h devant la salle. La CGT avait appelé au rassemblement dès 18h sur la Place d'Armes. Damien Meslot est arrivé à pied depuis la mairie avec sa garde rapprochée avant de fendre la foule des manifestants sans s'arrêter.

"Il se pointe là comme un Seigneur, on n'est pas ses serfs ! Le temps de l'esclavage est terminé", s'est emporté Alain Loeby, représentant CGT du Grand Belfort. "Et on n'est pas responsables des violences que l'on déplore", a-t-il précisé.

J'ai moi-même été blessé au doigt (Damien Meslot)

Damien Meslot s'est dit "choqué" par l'incident.
Damien Meslot s'est dit "choqué" par l'incident. © Radio France - Nicolas Wilhelm

Plusieurs bousculades ont en effet éclaté au moment ou Damien Meslot et d'autres membres du conseil communautaire ont pénétré dans l'immeuble où se trouve la salle de réunion.

"Trois élus ont été agressés par des nerveux de la CGT, je suis très choqué", a déclaré Damien Meslot, assurant lui-même "avoir été écorché au doigt", avant d'ajouter : "hurler sa haine et son mépris c'est scandaleux, ce n'est pas la violence qui me fera reculer"

La police municipale a dû intervenir et faire barrage devant la salle du conseil pour empêcher les manifestants d'entrer, juste avant le début de la séance plénière.

Changement de lieu pour la séance

En raison de la crise sanitaire, la réunion devait initialement avoir lieu au gymnase du Phare, où les distances sont plus faciles à respecter. Mais la séance a finalement été organisée dans la salle du conseil, près de la Préfecture. Les élus d'opposition Samia Jaber et Bastien Faudot, de "Belfort en Grand", ont décidé de ne pas siéger, pour des raisons de sécurité.

Près de 200 manifestants étaient rassemblés à l'extérieur avant le début de la séance plénière.
Près de 200 manifestants étaient rassemblés à l'extérieur avant le début de la séance plénière. © Radio France - Nicolas Wilhelm

L'abandon du COS critiqué

Lors de cette séance, le président du Grand Belfort a fait voter l'adhésion au 1er janvier prochain au CNAS, le Comité Nationale de l'Action Sociale, ce qui revient à abandonner le COS, Comité des œuvres sociales. Il a aussi acté la suppression de 21 jours de congés par an aux agents, des congés que Damien Meslot juge illégaux. 

L'adhésion au CNAS va permettre, selon lui, de faire économiser environ 550.000 euros par an au Grand Belfort, argument balayé par l'opposition.

C'est une régression sociale, j'appelle à voter contre (Gérald Loridat)

Avant le vote, Gérald Loridat, conseiller municipal d'opposition à Bavilliers a tenté de faire pencher la balance de l'autre côté. "Ce sont des acquis sociaux qui sont supprimés. Ça s'appelle une régression sociale. Vous dites que vous le faites contraint et forcé. Mais nous élus, nous ne sommes pas tous contraints et forcés. J'appelle chacun, s'il trouve anormal que l'on supprime des jours de congés aux salariés, à voter contre", a-t-il expliqué, en vain.

La suppression de ces jours de congés comme l'adhésion au CNAS ont été adoptées dans la soirée par les élus du Grand Belfort. Damien Meslot a ensuite refusé de donner la parole aux deux délégués de la CGT présents dans la salle à cause des violences qui ont précédées la séance. 

Le Conseil municipal remet le couvert

Les mêmes points seront à l'ordre du jour ce vendredi soir, lors du conseil municipal de Belfort cette fois. 1 000 agents de la ville seront concernés. Les principaux opposants au maire Damien Meslot devraient assister à la séance ce vendredi au conseil municipal : Mathilde Nassar, Samia Jaber et Bastien Faudot, mais aussi Christophe Grudler.

Les conseillers municipaux des groupes "En commun pour Belfort" et "Belfort en grand" ne devraient toutefois pas prendre part au vote estimant qu'ils manquent d'informations pour se prononcer.

Barbecue géant le 22 octobre

Les syndicats appellent à un nouveau rassemblement à 18h ce vendredi juste avant le conseil municipal qui débutera à 19h. Ils invitent également d'ores-et-déjà les agents territoriaux à une journée de protestation jeudi prochain, 22 octobre, dès 10h Place d'Armes à Belfort, avec notamment un barbecue géant au programme.

Jeudi dernier, près de 500 agents avaient déjà manifesté sous les fenêtres du comité technique de la ville de Belfort et du Grand Belfort.

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