Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Politique

Grand débat : "Faire vivre la démocratie ne nécessite pas d'aller à la bagarre" selon un maire en Bretagne

lundi 14 janvier 2019 à 19:05 Par Loïck Guellec, France Bleu Armorique et France Bleu Breizh Izel

Emmanuel Macron lance officiellement le grand débat national ce mardi. En Ille-et-Vilaine, beaucoup de maires sont prêts à y participer avec leurs administrés, certains confiants, d'autres plus prudents.

En novembre dernier, la ville de Saint-Guinoux avait exprimé sa solidarité aux gilets jaunes
En novembre dernier, la ville de Saint-Guinoux avait exprimé sa solidarité aux gilets jaunes © Radio France - Brigitte Hug

Rennes, France

Les maires vont être au centre de l'organisation du grand débat national lancé officiellement ce mardi en Normandie par le chef de l'Etat en réponse à la crise des gilets jaunes. Dans sa lettre aux Français, Emmanuel Macron a appelé "le plus grand nombre" à y participer. Première inconnue pour les maires bretons, l'intérêt des citoyens 

"J'attends de voir s'il y aura de la participation", explique Christophe Martins, maire d'Iffendic une commune rurale de 4500 habitants à une trentaine de kilomètres de Rennes. "C'est un point d'interrogation, est-ce qu'il y aura beaucoup de participants ?", s'interroge l'élu qui aimerait que les débats se fassent au niveau de l'intercommunalité où les problématiques sont les mêmes.

Dialogue ou foire d'empoigne ?

Dans le contexte de radicalisation du mouvement des gilets jaunes, les maires bretons ne semblent pas craindre des intimidations ou de la violence lors de la tenue des débats sur le terrain. "J'ai déjà eu des rencontres avec des représentants des gilets jaunes dans le département et je peux leur faire confiance", assure Didier Moyon, maire de Vern-sur-Seiche, une commune de 8000 habitants de l'agglomération de Rennes. "Le débat doit se faire dans la sérénité, les attaques seront inacceptables", estime l'élu qui rappelle la tradition française d'échange et de débats. 

Pour Christophe Martins, "faire vivre la démocratie à cette échelle de proximité ne nécessite pas d'aller à la bagarre ou la casse, c'est d'ailleurs cette échelle là qui permet d'éviter ce style de dérive".

Qui va participer ?

En novembre dernier, au début de la crise des gilets jaunes, la petite ville de Saint-Guinoux, 1200 habitants, près de Saint-Malo, avait exprimé sa solidarité avec le mouvement en décorant en jaune l'arbre de la liberté. Cette fois-ci, la situation est différente précise le maire Pascal Simon : "Ce ne sont pas que les gilets jaunes qui sont invités au débat, c'est l'occasion pour chaque citoyen de s'exprimer sur différentes thématiques".

Quel sera le rôle des maires ?

Beaucoup de choses restent à régler. "Nous savons déjà qu'il y aura des supports numériques qui seront mis à disposition des communes sur lesquels on trouvera des kits d'accompagnement", précise le maire de Saint-Guinoux. "En tout cas la commune, c'est le bon échelon" pour Christophe Martins qui veut bien jouer la carte de la neutralité mais "dans la limite de nos convictions" insiste le maire d'Iffendic "sur des thématiques comme l'immigration, il faut très vite rappeler les principes républicains auxquels on ne doit pas déroger"

Pour Didier Moyon, "il faut vraiment que les maires de France soient irréprochables".

La Région Bretagne compte aussi participer à son niveau

Et après ?

Didier Moyon soutient la démarche du Président de la République, mais il veut du concret "ce débat ne devra pas être sans lendemain, des réponses devront être apportées à des questions que les citoyens aborderont dans les débats organisés". Le maire de Vern-sur-Seiche se veut optimiste et rejette les réticences "cette démarche doit éveiller les consciences de nos citoyens qui avaient perdu le chemin des urnes, c'est une bonne façon de se réapproprier la démocratie".