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Politique
Dossier : Mouvement des "gilets jaunes"

Grand débat national : le coup de gueule du maire de Saint-Cirgues (Lot) face à Emmanuel Macron

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Occitanie, France Bleu, France Bleu Périgord

"Monsieur le président, arrêtez de stigmatiser, d'opposer, de mépriser, parce que cela ne fait que générer de l'incompréhension et de la violence", a demandé Christian Venries, maire de Saint-Cirgues et président de l'association des maires ruraux du Lot, à Emmanuel Macron à Souillac.

Grand débat national : le coup de gueule du maire de Saint-Cirgues (Lot) face à Emmanuel Macron
Grand débat national : le coup de gueule du maire de Saint-Cirgues (Lot) face à Emmanuel Macron - imprime écran franceinfo

Souillac, France

Trois jours après le lancement du "Grand débat national" à Grand Bourgtheroulde en Normandie, Emmanuel Macron est ce vendredi à Souillac dans le Lot pour un deuxième oral marathon devant plusieurs centaines de maires et d'élus. Le chef de l'Etat dialogue avec plus de 600 élus d'Occitanie rassemblés au palais des congrès. Le maire de la commune a lancé le débat peu après 15h30, en parlant service public et ruralité, avant que les invités ne prennent la parole pour poser des questions auxquelles le président devra ensuite répondre.

Parmi les interventions remarquées, celle du maire de Saint-Cirgues, une commune de 350 habitants tout près de Rocamadour dans le Lot, Christian Venries, n'a pas mâché ses mots. L'édile, également président de l'association des maires ruraux du Lot, est revenu sur les petites phrases polémiques prononcées par Emmanuel Macron et régulièrement dénoncées par les "gilets jaunes".

Nous avons eu monsieur Sarkozy ("Casse-toi pauvre con"), nous avons eu monsieur Hollande ("les sans-dents"), et vous maintenant"

"Monsieur le président, arrêtez de stigmatiser, d'opposer, de mépriser, parce que cela ne fait que générer de l'incompréhension et de la violence, a-t-il demandé. Nous avons eu monsieur Sarkozy ("Casse-toi pauvre con"), nous avons eu monsieur Hollande ("les sans-dents"), et vous maintenant". [Vous dîtes que] "les salariés de Gad" [sont] "des illettrés qui n'ont même pas le permis". Vous traitez ceux qui ne sont pas d'accord avec vous de fainéants, cyniques et extrêmes. On doit être nombreux. Et cette semaine, les gens en situation de difficulté, on doit les responsabiliser car il y a eux qui vont bien et ceux qui déconnent", a-t-il déclaré, en référence à des déclarations du chef de l'Etat en marge du premier débat, mardi.

"Rappelez-vous que nous ne jouerons pas les pompiers de service"

"Monsieur le président, il faut vraiment arrêter de jeter en pâture les plus faibles, les plus précaires, les plus démunis. Monsieur le président, j'espère que vous n'êtes pas dans la posture du « dites-moi de quoi vous avez besoin, je vous expliquerai comment vous en passer ». Vous ne ferez que jeter un bidon d'essence sur un incendie qui n'est pas circonscrit. Rappelez-vous que nous ne jouerons pas les pompiers de service, a-t-il prévenu, d'autant plus que l'Etat nous a piqué le camion, la lance à incendie, et nous a coupé l'eau". "Il ne faut pas que ce débat devienne le Grand Bluff", a-t-il dit.

Souillac : le maire de Saint-Cirgues interpelle Emmanuel Macron

Le Président a ensuite répondu au maire de Saint-Cirgues. Il a évoqué des phrases "sorties de leur contexte."Je suis profondément attaché a l'ensemble de nos concitoyens, et profondément attaché à apporter une réponse à chacun", a argumenté Emmanuel Macron.

La rencontre, qui a commencé aux alentours de 15h30, devait durer 3h, mais elel est toujours en cours dans la soirée. Dans l'Eure, à Grand Bourgtheroulde mardi, les débats ont duré plus de 7h. "Tant qu'il y aura des questions, il répondra", a assuré l'Élysée. 

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