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Politique

Grand Est : pour Jean-Luc Bohl, probable successeur de Philippe Richert, "l'isolationnisme, ce n’est pas bon"

vendredi 29 septembre 2017 à 19:21 Par Blandine Costentin et Antoine Barège, France Bleu Alsace, France Bleu Champagne-Ardenne, France Bleu Elsass, France Bleu Lorraine Nord et France Bleu Sud Lorraine

Le centriste lorrain Jean-Luc Bohl, premier vice-président de la région Grand Est, succédera, au moins provisoirement, à Philippe Richert, qui devrait annoncer sa démission ce samedi. Pour le maire de la troisième ville de Moselle, "plus nombreux nous sommes et plus forts nous sommes aussi".

Jean-Luc Bohl, maire de Montigny-lès-Metz et premier vice-président du Grand Est devrait succéder, au moins provisoirement, à Philippe Richert.
Jean-Luc Bohl, maire de Montigny-lès-Metz et premier vice-président du Grand Est devrait succéder, au moins provisoirement, à Philippe Richert. © Maxppp - Julio Pelaez

Grand Est, France

Jean-Luc Bohl, maire de Montigny-les-Metz, troisième ville de Moselle, devrait prendre la présidence de la région Grand Est, avec la très probable démission de Philippe Richert, ce samedi. Un Lorrain succéderait donc à un Alsacien à la tête de l'Alsace Champagne-Ardenne Lorraine, mais ce serait provisoire. Jean-Luc Bohl prendrait cet intérim en tant que premier vice-président du Grand Est et ne devrait pas aller au-delà. "Je suis dans une logique de devoir gérer l’immédiat", explique-t-il. Un nouveau président devrait être élu d'ici quelques semaines par les conseillers régionaux.

Egalement président de Metz Métropole, Jean-Luc Bohl, 57 ans, est un centriste UDI compatible avec la gauche et la droite. A Metz, il parvient à travailler en harmonie avec son premier vice-président, le maire socialiste de Metz Dominique Gros et avec les autres maires, plutôt à droite.

Avec la présidence du Grand Est, Jean-Luc Bohl hérite de dossiers explosifs, comme la baisse des dotations de l'Etat et la volonté de plusieurs élus alsaciens de sortir du Grand Est. Encore une fois, il veut jouer la carte du consensus, en expliquant qu'il est "à moitié alsacien" et ""attaché à l’Alsace", mais aussi "attaché à la Lorraine" et fier de "cette magnifique perle de la Champagne et des Ardennes".

Je veux dire à ceux qui ont des velléités de repli sur soi, d’autonomisme ou d’autonomie que l’isolationnisme, ce n’est pas bon."

Philippe Richert a très mal vécu la pression de certains élus alsaciens pour quitter le Grand Est. A cet égard, Jean-Luc Bohl a un message à faire passer : "Je veux dire à ceux qui ont des velléités de repli sur soi, d’autonomisme ou d’autonomie que l’isolationnisme, ce n’est pas bon. On est dans une logique de progrès au coeur de l’Europe avec nos territoires. Plus nombreux nous sommes et plus forts nous sommes aussi."

Enfin, Jean-Luc Bohl se reconnaît de nombreux points communs avec Philippe Richert, dont celui-ci : "Je ne suis jamais en retard, je suis un maniaque de l’heure". Il devrait avoir à jongler avec son agenda dans les prochaines semaines.