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GRAND TÉMOIN - Florian Bercault, un maire de Laval élu en pleine crise sanitaire

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Par , France Bleu Mayenne

L'année 2020 aura été marquée par des élections municipales inédites, avec un premier tour en mars et le second en juin, en raison de la crise de la Covid-19. Entretien ce mardi avec le nouveau et jeune maire Florian Bercault, soutenu par le parti socialiste et les écologistes.

Florian Bercault le maire de Laval
Florian Bercault le maire de Laval © Radio France - Martin Cotta

Il a été élu dans des conditions inédites : le maire de Laval, Florian Bercault, était ce mardi notre Grand témoin de 2020. Le jeune maire nous a raconté comment il a vécu cette période hors normes à tous points de vue.

France Bleu Mayenne : Le 29 juin 2020, nous sommes au lendemain du second tour des élections municipales. À quoi avez-vous pensé au moment d'entrer dans ce qui est votre bureau pour les six prochaines années ? 

Florian Bercault : La première chose que je me suis dit, c'est : "Wouah ! Il y a des responsabilités qui m'attendent et il ne va pas falloir décevoir les Lavallois."

FBM : De la fierté ? 

FB : Je crois qu'on ne s'en rend pas compte car on entre tout de suite dans un decorum. Le bureau vous rappelle que vous êtes un personnage publique, et que vous avez une mission. Je n'ai en tout cas pas vu de différence entre l'avant 29 juin et aujourd'hui. J'ai l'impression d'être le même homme, d'assurer une fonction. Et j'espère que nous réaliserons nos engagements. 

FBM : On entrait à ce moment-là dans le cinquième mois de la crise sanitaire. Et vous, vous êtes entré dans une grande essoreuse...

FB : Tout de suite, il a fallu prendre attache. Et finalement les premières personnes avec qui j'ai eu des contacts sont finalement moins les Lavallois que le préfet de la Mayenne, l'agence régionale de santé et l'hôpital de Laval. Et puis il y avait la gouvernance à mettre en place. C'était de rencontrer tout de suite les maires de l'agglomération et ses deux tiers de nouveaux élus. Il fallait vite se connaître, vite se répartir le travail. Et puis la gouvernance évidemment du conseil municipal avec ses 12 adjoints. 

FBM : Vous avez pris le relais de l'équipe municipale de François Zocchetto qui avait mis en place certains dispositifs pendant la crise de la Covid-19. Avez-vous eu la tentation de revoir tout ça pour imprimer votre patte ou alors d'être dans la continuité ? 

FB : Quand on arrive aux fonctions, on sert l'intérêt de tous les Lavallois. Je ne suis pas le maire d'un camp. Donc bien sûr qu'il y a une continuité républicaine. On ne va pas stopper le travail autour du conservatoire, le pôle culturel qui est en construction. Ce serait insensé. Par contre, effectivement, on va donner notre coloration au fur et à mesure. Ce n'est pas le jour et la nuit, et heureusement pour les Lavallois. Il faut apporter ce renouveau politique qui était attendu. Je crois que dans la réponse à la crise sanitaire on a montré une nouvelle manière de faire. Pendant le premier confinement on s'est beaucoup posé la question de "si on était aux manettes comment aurions-nous fait ?". Cela nous a permis d'apporter des réponses innovantes. Les bus de dépistage dans les quartiers par exemple, les maraudes avec des médiateurs de rues et des élus aussi, le point d'information Covid pour rassurer les habitants. 

FBM : Pendant la campagne vous avez souvent dit "je veux améliorer le quotidien des habitants". Est-ce que cette phrase, et même cette maxime presque, prend encore plus de sens à l'heure de cette crise sanitaire pendant laquelle le quotidien des gens est bouleversé ? 

FB : Tout à fait. D'ailleurs, je suis un maire du quotidien, de terrain et à l'écoute. On a un projet à mener : améliorer la vie, au jour le jour, pour tout le monde. Mais faire plus aussi pour ceux qui ont le plus de difficultés. C'est très important pour garder cette cohérence dans une ville dont on doit être fier. 

FBM : Vous êtes le plus jeune maire d'une ville de plus de 30.000 habitants. Ça veut dire que les Français sont capables d'élire un jeune à cette fonction ? Qu'est-ce que cela veut dire de notre société en France ? 

FB : Dans mon équipe, beaucoup n'avaient pas exercé de fonction citoyenne élective auparavant, donc c'était un vrai pari. Et c'est sans doute le besoin d'avoir une nouvelle manière de faire de la politique et d'apporter les solutions. En tant que jeune maire, j'ai voulu rencontrer toutes les classes du CP au CM2 pour rencontrer les écoliers lavallois. Cela pour échanger avec eux, dire à quoi sert un maire. Si on veut préserver le climat, améliorer la justice sociale, et défaire les inégalités c'est pour les prochaines générations. C'est dans ce temps long que je m’inscris. En allant à leur rencontre je me suis rendu compte qu'il y avait encore beaucoup de tabous autour de la politique. Les questions qui sont revenues c'étaient : "Est-ce que vous êtes riche ? Est-ce que vous avez une Limousine ?" Vous voyez ... des choses qui me semblent dépassées. Et pourtant c'est la prochaine génération. 

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