Grande Guerre : François Hollande inaugure le monument des fraternisations
François Hollande a inauguré jeudi le monument des fraternisations à Neuville-Saint-Vaast dans le Pas-de-Calais. Le monument rappelle que les soldats français et allemands ont posé leur fusil et fraternisé à la faveur de Noël 1914, jouant au football ou aux cartes

François Hollande a inauguré jeudi matin le monument des fraternisations à Neuville-Saint-Vaast dans le Pas-de-Calais, en présence du ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, Patrick Kanner, mais aussi de Xavier Bertrand, nouveau président Les Républicains de la grande région Nord-Pas-de-Calais-Picardie.
Le monument rend hommage aux soldats français et allemands qui ont fraternisé spontanément à Noël 1914 et en décembre 1915 pendant. Des épisodes de trêves longtemps occultés et que raconte le film de Christian Carion "Joyeux Noël".
Le silence enfin brisé
Noël 1914. Les soldats français et allemands posent leurs fusils. Ils vont échanger une poignée de main et se souhaiter un joyeux Noël, échanger des cigarettes ou du chocolat. Certains joueront au football ou aux cartes. Une trêve passagère dans cette Grande Guerre aux millions de victimes.
C'est grâce à l'acharnement de Christian Carion, le réalisateur du film "Joyeux Noël" sorti en 2005 et à des dons privés que le monument des fraternisations, érigé à Neuville-Saint-Vaast près d'Arras, a pu voir le jour.

Un monument que le caporal Louis Barthas, militant socialiste originaire de l'Aude, avait espéré. Ce soldat a raconté les scènes de fraternisations entre soldats français et allemands dans l'un de ses 19 cahiers d'écoliers remplis à l'encre violette dans les tranchées pendant la Première Guerre mondiale.
Visite du monument
Quand il arrive, le visiteur pénètre dans une tranchée constituée de pans de béton, entourée d'un parc paysager. En sortant cette tranchée, il traverse une ligne de lumière avec des leds, qui symbolise la ligne de front. Le visiteur chevauche ensuite la phrase de Louis Barthas, écrite au sol en français, en anglais et en allemand.
Peut-être un jour sur ce coin de l'Artois, on élèvera un monument pour commémorer cet élan de fraternité
Et il découvre six silhouettes de soldats. Trois soldats allemands, français et anglais sont debout et jouent au foot. Leur nationalité est symbolisée par leur couleur. Trois autres soldats sont accroupis, discutant et buvant. Le soldat allemand est assis au pied d'un petit sapin de Noël.
