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Politique

Grenoble et sa banlieue exclues de la Police de sécurité du quotidien : la faute d'Éric Piolle ?

jeudi 8 février 2018 à 19:24 Par Alexandre Berthaud, France Bleu Isère

Gérard Collomb a annoncé jeudi les villes retenues pour la mise en place de la PSQ (Police de sécurité du quotidien). Grenoble, n'en fait pas partie. Selon l'opposition et les syndicats de police, c'est la conséquence de la politique du maire Éric Piolle, qui rejette ces accusations.

Gérard Collomb lors du lancement de la police de sécurité du quotidien
Gérard Collomb lors du lancement de la police de sécurité du quotidien - Aurelien Morissard MaxPPP

Grenoble, France

_"Il faut qu'_Éric Piolle se resaisisse, sorte de cette idéologie catastrophique". Matthieu Chamussy, opposant de droite à la mairie de Grenoble et conseiller municipal, est en colère. Après la décision de Gérard Collomb de ne pas choisir Grenoble comme une des villes bénéficiant de la PSQ (police de sécurité du quotidien), malgré les nombreux appels des acteurs locaux, l'ex-candidat à la mairie pointe du doigt le maire actuel.

La vidéosurveillance : un problème ?

Dans son viseur, le refus d'Éric Piolle d'armer ses policiers et d'installer la vidéosurveillance à Grenoble. Une politique à rebrousse-poil de celle menée par le gouvernement, et qui selon Matthieu Chamussy a poussé l'État à investir "dans des collectivités où les synergies seraient réelles entre les moyens de l'État et les collectivités locales".

Les syndicats de police sur la même longueur d'onde

De son côté Yannick Biancheri, policier à Grenoble et responsable départemental pour le syndicat SGP-Police, est amer. Selon lui ses collègues, en manque de moyens criants, font les frais d'une décision qu'il qualifie de "politique". "Quand on a de cesse d'avoir des expositions anti-police et qu'on demande la PSQ, ça n'aide pas, bien sûr". 

Éric Piolle : "laissons les politicards faire de la politicaillerie"

Réponse du maire de Grenoble : la décision de Gérard Collomb n'est pas une punition. _"Si vous regardez les villes choisies et non-choisies il y a de la gauche, de la droite, donc ce n'est pas de la politique. En revanche le besoin est urgent, on (_lui, le maire d'Echirolles, le maire de Saint-Martin-d'Hères) a donc demandé à rencontrer Gérard Collomb".

Effectifs de gendarmerie renforcés

En revanche, l'Isère fait partie des 20 départements qui auront droit à des effectifs de gendarmeries supplémentaires (500 en tout sur la France).

Michel Savin, sénateur LR de l'Isère, "salue" cette décision, même s'il "dénonce" le fait de laisser la métropole grenobloise en dehors du dispositif policier.