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Grenoble : premier conseil municipal en présence d'Alain Carignon depuis 25 ans

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Par , , France Bleu Isère

Un conseil municipal très ordinaire et très extraordinaire à Grenoble ce lundi 16 décembre. L'ancien maire et challenger aux prochains élections municipales Alain Carignon prend place dans l'assemblée, avec en ligne de mire les élections de mars prochain.

Alain Carignon a pris place avec les non-inscrits, derrière le groupe d'opposition de droite
Alain Carignon a pris place avec les non-inscrits, derrière le groupe d'opposition de droite © Radio France - Nicolas Crozel

18h45.  Fin du débat budgétaire. Le budget primitif 2020 a été voté par les 40 conseillers de la majorité sur 59. Il s'élève à  268 millions  pour sa section fonctionnement et 99 millions pour l'investissement, avec un endettement en légère baisse qui atteint 293 millions d'euros et une épargne nette 1.3 million. 

18h30.  Eric Piolle répond aux différentes interventions sur le budget. Il rappelle "l'inflation incroyable de la dette entre 83 et 95, que le budget n'augmente pas les impôts, et que l'Etat a baissé ses dotations de 80 millions d'euros pendant ce mandat". Il ajoute qu'il "ne faut pas tomber dans les fake news" sur l'immobilier dont les prix sont stables, voire en augmentation de 1 % pour l'ancien à Grenoble. Il redit aussi les règles de ce budget "sobriété, efficacité, énergies renouvelables".  Enfin, il remercie pour "le calme dans lequel se sont tenus ces débats". Ce qui n'empêche pas ensuite le maire de Grenoble, après le vote de proposer de boire un verre d'eau en s'adressant "en toute ironie" à Alain Carignon :"Je suis ravi de vous revoir dans ce conseil et de boire l'eau de Grenoble que vous avez vendue il y a 24 ans", pique qui a provoqué des remous dans une partie du public plutôt acquise à Alain Carignon.

18h00. Pendant qu'Alain Carignon fait son retour au conseil municipal, Olivier Noblecourt, l'ancien adjoint de Michel Destot et actuel délégué à la pauvreté du gouvernement, annonce sa candidature aux municipales de mars prochain. "Non, Grenoble n'est pas un trophée de politique nationale. La majorité actuelle est prétendument de gauche mais porte des politiques pour ceux qui vont bien". Olivier Noblecourt annonce qu'il va quitter ses fonctions auprès du gouvernement début janvier

Olivier Noblecourt annonce sa candidature aux municipales de mars prochain.
Olivier Noblecourt annonce sa candidature aux municipales de mars prochain. © Radio France - Benjamin Bourgine

17h10. Maud Tavel, adjointe aux ressources humaines prend la parole pour défendre les choix de la municipalité face aux critiques. "Nous avons fait des choix, et repris en régie des agents qui avaient été externalisés. Nous avons créé un service propre, le service de l'arbre, avec la Métropole. Nous nous sommes engagés sur certains points comme ne plus recruter à temps partiel à moins de 50% de temps de travail. Il y a un taux d'encadrement fort parce que nombre de ces encadrants n'encadrent pas, mais rendent un service public de qualité."

16h40. Alain Carignon s'exprime et monte au créneau, après les nombreuses piques reçues jusque-là. "Le débat et la liberté sont dans l'ADN de Grenoble. Je voudrais remercier fortement Nathalie Béranger et Brigitte Boer d'avoir démissionné de leurs mandats pour me permettre de faire exister ce débat. Je voulais venir à la présentation de votre budget, parce qu'il est en partie faux. Faux par omission ou par votre volonté, car c'est votre interprétation du budget. Il n'existe aucun stock de dette d'avant 1999. La dette, c'est la vôtre (amalgamant les municipalités Destot et Piolle) ! Sur le fonctionnement (il s'adresse à Hakim Sabri) vous avez indiqué quelque chose de faux !"

"Pour traiter cette dette, au mois de mars, nous serons là d'une manière ou d'une autre. Ce budget est une fin de course" lance Alain Carignon à Eric Piolle, comme un défi. L'ancien maire prend date et sous-entend qu'il siégera, même en cas de défaite.

16h25. A propos du budget, toujours, Sarah Boukaala, pour le groupe Grenoble Gauche Solidaire, égratigne l'équipe sortante sur son plan de sauvegarde. Un plan d'austérité sans réel impact sur la santé des finances selon elle. "Les seuls à qui on va demander de faire des efforts sont les associations, et les usagers des services publics". 

16h00. "Lorsque le loup rôde autour de la bergerie, seuls les agneaux ont peur, les bergers eux, prennent leurs bâtons et font fuir le loup" Mathieu Chamussy, leader de l'opposition de droite, file la métaphore montagnarde pour mieux éviter le sujet du retour de son colistier de 2014, Alain Carignon. Il évoque les budgets de la municipalité Piolle : "le dogme, l'idéologie, la brutalité de vos décisions, ont eu des effets négatifs. Ce n'est pas le principe des économies que nous contestons, mais la méthode, tellement éloignée de vos engagements pris la main sur le cœur".

"Il y a ceux qui ont endetté la ville, ceux qui ont augmenté les impôts, et ceux qui ont taillé dans les services publics. Ils sont tous représentés dans cette assemblée". 

Prise de parole du chef de file de l'opposition de droite, Mathieu Chamussy
Prise de parole du chef de file de l'opposition de droite, Mathieu Chamussy © Radio France - Benjamin Bourgine

15h55. Hakim Sabri conclut sur le projet de budget : "cette dette est un boulet, elle entrave la capacité d'investissement, et vient entre autres des années 80 et 90. Elle est la conséquence d'une furie dépensière. Contrairement à ce qui se dit dans de grossiers mensonges, elle ne vient pas de l'investissement, mais du fonctionnement à l'époque, j'invite chacun à regarder les comptes". La charge est très lourde et vise bien sûr l'ancien maire Alain Carignon qui ne cille pas, à quelques sièges de là.

15h30. L'adjoint aux finances Hakim Sabri, présente le projet de budget primitif pour 2020. Sujet très épineux, celui sur lequel les débats devraient se cristalliser. "Un budget prudent, où l'épargne nette reste positive, nous proposons même de diminuer la dette de 7 millions d'euros" explique l'élu.

15h15. La question orale d'Alain Carignon ouvre la séance. Le nouveau conseiller municipal et candidat se veut le porte-voie de plusieurs associations de quartiers, inquiètes notamment du plan de circulation en centre-ville. Il propose de rendre une voie de bus à la circulation automobile. "Non, c'est une proposition anachronique" lui rétorque le maire.

Richard Cazenave au premier plan, Alain Carignon juste derrière lui
Richard Cazenave au premier plan, Alain Carignon juste derrière lui © Radio France - Véronique Saviuc

15h10. "Une place vous a été attribuée, vous n'avez pas voulu la respecter" commence par préciser le maire Eric Piolle, dans une première escarmouche avec son challenger. "Je suis un groupe à moi tout seul si je comprends bien !" rétorque Alain Carignon. "Dans la chanson, c'était une Bande à moi tout seul" ironise Eric Piolle en référence à une chanson de Renaud. Voilà qui donne le ton. Le premier échange entre les deux candidats est plutôt aigre que doux.

L'appel du jour pour le groupe d'opposition

15h00. Comme prévu, le conseil municipal de Grenoble commence dans une ambiance particulière, sur fond de campagne des Municipales en mars 2020. Alain Carignon est assis derrière le goupe d'opposition de droite dans la salle du conseil de la Métropole, qui accueille le conseil municipal depuis l'incendie de la salle de la mairie.

La salle du conseil est comble depuis 14h. En-dehors de l'assemblée, les partisans de chaque camp avaient préparé leurs banderoles. A l'intérieur, des élus, des candidats, dont Emilie Chalas (LREM), et de nombreux supporters de tous les camps.

Les partisans d'Alain Carignon
Les partisans d'Alain Carignon © Radio France - Véronique Saviuc
Chacun ses banderoles, ici les partisans d'Eric Piolle
Chacun ses banderoles, ici les partisans d'Eric Piolle © Radio France - Véronique Saviuc
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