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Politique

Grève du 5 décembre : Emmanuel Macron fustige une "mobilisation contre la fin des régimes spéciaux"

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Par , France Bleu

Le président de la République a critiqué, ce vendredi, la grève qui s'annonce massive le 5 décembre prochain. Pour lui, il s'agit d'une mobilisation cantonnée à la fin des régimes spéciaux. Il a également jugé "étrange" une mobilisation contre une réforme qui n'est pas encore bouclée.

Emmanuel Macron dans la Somme, ce vendredi.
Emmanuel Macron dans la Somme, ce vendredi. © AFP - Christophe ARCHAMBAULT

Le mouvement du grève du 5 décembre est avant tout "une mobilisation contre la fin des régimes spéciaux", a affirmé vendredi Emmanuel Macron à Nesle, dans la Somme, à l'issue de deux jours de visite à Amiens, tout en restant très ferme sur l'objectif de la réforme.

Une mobilisation "étrange" contre une réforme pas encore bouclée 

Cette journée de grève interprofessionnelle, notamment à la SNCF, est "avant tout la mobilisation de salariés d'entreprises, qui relèvent des régimes spéciaux. C'est donc une mobilisation contre la fin les régimes spéciaux", a-t-il déclaré, visant notamment "les grandes entreprises de transports". Il a également jugé "étrange" une mobilisation contre une réforme "dont on ne connaît pas les termes exacts".

"Les régimes spéciaux ont tous vocation à retrouver le régime universel"

"Les régimes spéciaux ont tous vocation à retrouver le régime universel. Il ne faut plus embaucher de nouveaux jeunes qui seront dans le système historique, ça n'a plus aucun sens", a-t-il insisté. "Je ne vais pas expliquer au chauffeur de bus d'Amiens que sa retraite n'a rien à voir avec (celle) d'un chauffeur de la RATP".

Macron met en garde contre les violences lors des manifestations

"C'est l'engagement que j'ai pris devant les Français", a ajouté le chef de l'Etat. "Si d'autres veulent brouiller l'exercice c'est leur responsabilité, pas la mienne" (...). "Cela fait quelques mois que les uns ou les autres, inspirés par une logique de politique politicienne ou par une vision de la société que je ne partage pas, veulent à chaque occasion créer le désordre".

Sur le même registre, il a mis en garde "tous ceux qui essaient de jouer avec les peurs (qui) non seulement se trompent de combat", mais aussi "prennent des responsabilités au regard de la démocratie". "Le droit de manifester doit être respecté, dans un cadre, celui de la non-violence. Tous ceux qui franchissent cette ligne sont les ennemis du droit de manifester. Je fais le distinguo. Toute formation politique comme toute formation syndicale s'honoreraient à exprimer clairement ce distinguo", a-t-il répété.

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