Politique

Hausse des impôts fonciers en Gironde : Jean-Luc Gleyze s'explique

France Bleu jeudi 30 avril 2015 à 10:41

Jean-Luc Gleyze dans nos studios ce jeudi 30 avril
Jean-Luc Gleyze dans nos studios ce jeudi 30 avril © Radio France

Le nouveau président du Conseil Départemental de la Gironde était l'invité de France Bleu Gironde ce jeudi matin. Il a présidé sa première session de travail cette semaine. Au menu : l'approbation du compte administratif et le vote du taux de fiscalité.

+3,5% pour 2015, c'est 16 euros supplémentaires en moyenne par habitation pour les propriétaires girondins puisque le Conseil Départemental ne perçoit qu'un seul impôt direct : le foncier bâti. Seuls 30% des Girondins sont concernés.

Cette hausse de 3,5% permettra de rapporter 296 millions d'euros, soit pratiquemment l'équivalent du seul budget du RSA (230 millions prévus pour 2015, c'était 199 millions l'an dernier).Sur 100 euros de budget, 50 euros sont consacrés aux dépenses de solidarité RSA, APA pour les personnes âgées, allocations handicapées etc), 36 euros aux services collectifs (transports, associations et pompiers) et 14 euros aux investissements (aides aux communes ou plan collèges par ex).

► Une hausse de 3.5% pour commencer votre mandat, ça donne le ton pour la suite?

 Ca donne le ton du contexte général. Les collectivités locales doivent participer à l'effort de résorption des déficits publics. Augmenter la fiscalité n'est pas une fin en soit, nous voulons maintenir le volume d'investissement.

**►  Pourquoi ne pas baisser les dépenses plutôt?**

Elles sont baissées de 9% sur les frais généraux. Nous aurons 650 départs en retraites dans les six ans qui viennent, nous verrons s'ils seront remplacés.

**►  Vous n'avez pas mis en avant cette hausse de la fiscalité...**

J'avais déjà dit que ne pas augmenter les impôts n'était pas crédible, je ne vois pas comment l'UMP aurait pu créer son pont sur l'Estuaire sans cela. Le curseur a été placé à 3,5%, il était prévu entre 3 et 5%. 

L'UMP promettait de ne pas augmenter les impôts. C'était une intox totale. Comment auraient-ils financé leur pont sur l'estuaire? — Jean-Luc Gleyze

**► Est-ce la faute de l'Etat et de la baisse des dotations?**

Non, car il aurait fallu augmenter de 30% les impôts. La vraie question c'est le maintien du plan collège et de nos investissements.

**►  Quelles seront les priorités de votre mandat?**

La première priorité sera une nouvelle politique en appui des communes et des communautés de communes. Nous avons mis en place un coefficient de solidarité pour aider plus les communes qui ont moins. Tous les territoires n'ont pas les mêmes attentes. C'est un gros chantier qui sera annoncé le 13 mai. Et puis, il y a le plan-collège.

**►  Voulez-vous rompre à tout prix avec le style Madrelle?**

J'assume l'ADN Madrelle fondé sur une Gironde qui ne soit pas à deux vitesses. Mais je ne serai pas un nouveau Philippe Madrelle, nous avons 25 ans d'écart, une autre façon de pratiquer la gouvernance. 

 

"Je ne serai pas un nouveau Philippe Madrelle"