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Politique

Hébergement d'urgence : 14.000 places supplémentaires seront ouvertes en France cet hiver

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Par , France Bleu

Invité sur franceinfo mercredi 30 octobre, le ministre du Logement, Julien Denormandie, a annoncé la création de 14.000 places d'hébergement d'urgence supplémentaires et temporaires cet hiver. En parallèle, la Fondation Abbé Pierre a dénoncé un record d'expulsions locatives en début de semaine.

Visite d'un centre d'hébergement d'urgence à Ivry sur Seine.
Visite d'un centre d'hébergement d'urgence à Ivry sur Seine. © Maxppp - Luc Nobout

Alors que le nombre d'expulsions locatives a encore augmenté en 2018 selon la Fondation Abbé Pierre, le ministre chargé de la Ville et du Logement a annoncé l'ouverture de 14.000 places d'hébergement d'urgence supplémentaires ce mercredi 30 octobre sur franceinfo. Ces places seront ouvertes "le temps d'un hiver, mais une partie d'entre elles seront pérennisées" a précisé Julien Denormandie.

Manque de places constant 

Actuellement, l'Etat compte 146.000 places d'hébergement d'urgence ouvertes notamment avec les collectivités et les associations. L'équivalent "d'une ville comme Le Mans", a souligné Julien Denormandie. Ce type d'hébergement a par ailleurs augmenté de manière significative depuis deux ans selon le ministre, "15.000 places supplémentaires ont été pérennisées". Pourtant, ce n'est toujours pas suffisant, a t-il constaté. 

En 2018, 612 SDF sont morts selon les chiffres du collectif "Les morts de la rue", soit 15% de plus que l'année précédente. L'association rappelle par ailleurs que ce chiffre est loin de la réalité. Le nombre de SDF décédés pourrait être six fois plus important que celui recensé selon de précédentes recherches.

Les SDF meurent "30 ans plus tôt que la moyenne"

Le collectif "Les morts de la rue" a également dressé un triste constat ce mardi : les personnes sans domicile continuent à mourir de manière très anticipée par rapport à la moyenne nationale. Les SDF morts en 2018 sont en moyenne décédés avant 50 ans, soit "30 ans plus tôt que la moyenne de la population". "Ils meurent trente ans plus tôt que la moyenne de la population, en été comme en hiver. Ce n'est pas une histoire de saison, mais les conditions de vie à la rue qui sont en cause", a déploré la coordinatrice du collectif, Cécile Rocca.

A ce propos, Julien Denormandie, a parlé d'un "échec collectif, un échec de société", sur franceinfo. "Il faut trouver des solutions à long terme", a t-il ajouté.

Prévenir les expulsions 

L'une des premières solutions avancées par le ministre est de prévenir les expulsions : "On a mis en place une politique d'accompagnement. Quand une personne a un problème de paiement de son loyer, dès lors qu'elle est accompagnée par des travailleurs sociaux, dans la majeure partie des cas, on trouve des solutions".

En début de semaine, la Fondation Abbé Pierre a dénoncé un triste de record :  36 000 personnes ont été expulsées de leur logement en 2018, ce qui représente une hausse de 2,9% sur une année. Elle réclame par ailleurs depuis fin mars dernier un "plan d'urgence". Le ministre du Logement, lui, a rappelé que depuis 2016 cette augmentation est plus limitée que lors des années précédentes.

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