Politique

Hollande et la ruralité, "il faut passer des paroles aux actes"

Par Thierry Campredon, France Bleu Belfort-Montbéliard lundi 14 septembre 2015 à 8:44

Paysage de Haute-Saône.
Paysage de Haute-Saône. © Maxppp

Transports, santé, services de proximité, Michel Antony, le président du comité de vigilance pour le maintien des services publics de proximité de Lure et Luxeuil, attend des réponses concrètes de la part de François Hollande lors de sa venue ce lundi en Haute-Saône

Fervent défenseur depuis des années du maintien des services publics de proximité, Michel Antony ne se faire guère d'illusion sur la visite de François Hollande et d'une partie de ses ministres, il le dit clairement : "je n'attend pas grand chose de la venue de François Hollande et de ses ministres, en toute vraisemblance, il s'agit d'une opération de communication purement politique". Malgré tout,  il y a des dossiers sur lesquels il entend interpeller le Chef de l'Etat.

Le maintien de la ligne Paris-Bâle

Pour Michel Antony, le désenclavement de la Haute-Saône passe tout d'abord par le maintien de la ligne SNCF Paris-Bâle . "Si on  veut défendre une ruralité ouverte et non enclavée, le service public de transport est une chose essentielle, ce sera d'ailleurs le thème d'une grande manifestation nationale le 10 octobre prochain à Vesoul". Et Michel Antony de regretter que le Chef de l'Etat et ses ministres arrivent en avion et non pas par le train ce qui aurait pu être très fort au niveau du symbole.

L'accès aux soins

Autre dossier d'importance pour le président du comité de défense des services publics de proximité, c'est l'accès aux soins. Face au manque de médecins et de personnels de santé, Michel Antony réclame la remise à plat du "numerus clausus" . "C'est une question de courage politique  affirme Michel Antony. Il manque des professionnels partout dans les hôpitaux et les territoires annexes, il faut donc remettre en cause le numerus clausus, c'est à dire le recrutement des médecins et surtout imposer une répartition équitable et égalitaire des professionnels sur le terrain"

"François Hollande doit être très ferme"

Face à la disparition des services publics, Michel Antony attend de François Hollande un discours de fermeté et surtout qu'il passe des paroles aux actes : "_La Haute-Saône n'est pas exsangue ni rayée de la carte, mais les grands services régaliens sont tous mis à mal" _estime Michel Antony, "et si on veut vraiment que la ruralité  soit quelque chose d'attractif, il faudra que François Hollande soit très ferme."  

3 Questions à Michel Antony

Jean-Paul Carteret, est maire de Lavoncourt à coté de Vesoul et président de l'association des maires ruraux de Haute-Saône, "cela fait 40 ans que les maires des petites communes interpellent les pouvoirs publics, il faut maintenant que l'on soit entendu et notamment concernant l'accessibilité au numérique  et le développement du réseau de téléphonie mobile"

L'invité de 7H45, Jean-Paul Carteret