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Politique

Hulot enterre le gazoduc de la Corse

mercredi 5 septembre 2018 à 10:21 Par Hélène Battini et Pierre-Louis Alessandri, France Bleu RCFM

A la veille de son départ du Ministère de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot a torpillé les dispositions transitoires pour arriver à une indépendance énergétique de la Corse prévue en 2050.

Nicolas Hulot, ex-ministre de la Transition écologique et solidaire.
Nicolas Hulot, ex-ministre de la Transition écologique et solidaire. © Radio France - francebleu.fr

Corse, France

Des dispositions voulues par l'assemblée de Corse et approuvées par sa prédécesseure Ségolène Royal le 13 juin 2016. Elles prévoient notamment la construction d'un gazoduc entre Lucciana et Ajaccio et la construction d'une barge à gaz au large de Bastia ayant pour but de remplacer le fuel lourd qui alimente la centrale du Vazzio par du gaz. 

Des complications financières et foncières

Une lettre de Nicolas Hulot, datée du 27 août et envoyée à Gilles Simeoni remet en cause ces investissements. L'ex ministre y invoque notamment un financement trop important, 900 millions d’euros, et des risques fonciers compliqués pour la construction du gazoduc. L'ex-ministre propose de réaliser tout de même une barge à gaz, au large d'Ajaccio.

Jean-Nicolas Antoniotti,  président de l'association « Aria linda » qui soutient le projet de la CDC, parle d'informations erronées.

« Le projet lancé qui fait l’objet d’une procédure concurrentielle est semble-t-il torpillé par le courrier de Nicolas Hulot qui sans qu’elle aille au terme dit « on passe à autre chose »… Le tableau est noirci aussi au niveau de la difficulté foncière, à savoir que le nombre de propriétaires de terrains identifiés pour faire traverser le gazoduc qui avait été évalué entre 3 000 et 5 000, 10 000 par la préfète de Corse à son arrivée est en fait beaucoup plus important qu’il ne le sera en réalité, les gens qui ont travaillé sur le parcours ont identifié à peu près 1 750 parcelles. Nicolas Hulot répète des informations erronées que nous a amené Mme Schwartz de son ministère il y a quelques mois quand il est venu en visite en Corse. »