Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Politique

Il faut former les maires pour leur donner envie de continuer, estime le juriste Sylvain Penalva

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Vaucluse

À six mois des élections municipales, les élus ont le blues. Près de la moitié des maires n'ont pas l'intention de se représenter en mars prochain. Un universitaire avignonnais, Sylvain Penalva, analyse les raisons de ce découragement.

Département Vaucluse, France

Le titre de l'analyse publiée par Sylvain Penalva résume à lui seul l'état d'esprit des maires aujourd'hui. Le document s'intitule "Le moral dans les chaussettes, mais la confiance dans l'écharpe". Le jeune homme, qui étudie le Droit des collectivités à l'université de Lyon, décortique le mal-être des élus. Les maires se sentent isolés, alors qu'ils gardent la confiance de leurs administrés, dans un climat de défiance générale vis-à-vis des politiques. 

"Ce qui pêche, c'est le statut-même d'élu local, explique Sylvain Penalva. Il ne donne pas envie de s'engager. La rémunération est insuffisante, la protection juridique est inexistante, les responsabilités sont trop lourdes. Et les dossiers sont de plus en plus complexes."

Près d'un maire sur deux ne se représente pas en mars 

Résultat : près d'un maire sur deux jette l'écharpe, aux prochaines élections municipales. Il ne se représente pas. "Nous sommes à six mois du premier tour, et il y a encore des communes sans candidat, souligne Sylvain Penalva. Et dans la plupart des autres, les listes sont incomplètes.

L'universitaire avance une solution : pour renverser la vapeur, il faut former les élus, les maires mais aussi les conseillers municipaux. "Ils doivent bénéficier d'une formation obligatoire, dispensée en début de mandat, à la fois sur le fond et sur la forme. Cette formation doit porter sur les évolutions législatives, les règles déontologiques et le management des équipes municipales", détaille Sylvain Penalva.

Et bien sûr, toujours selon l'universitaire, il faut revaloriser les indemnités des élus. Aujourd'hui, le maire d'une petite commune (moins de 1.000 habitants) touche 1.205 euros par mois. Il ne touche que 665 euros si le village compte moins de 500 habitants. 

Choix de la station

France Bleu