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"Il va falloir se rassembler pour surmonter la crise" plaide le président de Limoges Métropole

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Par , France Bleu Limousin

Au lendemain de son élection à la tête de la communauté urbaine, Guillaume Guérin déplore l'attitude de la gauche qui a présenté un candidat contre lui. Il maintient qu'il y aura bien une co-gestion à Limoges Métropole dans les 6 années à venir.

"Les gens ne comprendraient pas que nous ne rassemblions pas, en pleine crise", explique Guillaume Guérin
"Les gens ne comprendraient pas que nous ne rassemblions pas, en pleine crise", explique Guillaume Guérin - © Limoges Métropole

A 33 ans, le voilà à la tête d'une communauté urbaine de plus de 200.000 habitants. Gullaume Guérin, patron de LR en Haute-Vienne, déjà adjoint au maire de Limoges et conseiller régional a été largement élu hier, avec 47 voix contre 26 pour le socialiste Gaston Chassain.  Le nouveau président de Limoges Métropole répondait ce jeudi matin aux questions de Françoise Pain sur France Bleu Limousin.

Cela vous a mis en colère qu'il y ait une candidature à gauche, alors que vous proposiez 6 vice-présidences contre une non-candidature. Mais est-ce que ne ça fait pas tout simplement partie du jeu démocratique ? 

Cela ne m'a pas mis en colère, ça m'a déçu au regard des discussions que j'ai eues avec les maires. J'ai rencontré les 20 maires, et je pensais qu'on pouvait obtenir un accord, au regard des vice-présidences qui leur étaient proposées, avec de très fortes délégations : les finances, la voirie, les transports, le grand pôle environnement... Ils ont fait le choix de mettre un candidat. Pour moi, ça n'est pas conforme à l'idée que nous nous faisons d'un EPCI. 

L'élection à l'agglo, ça n'est pas le 4ème tour des municipales !

Mais vous comprenez quand ils disent qu'ils sont obligés de représenter les électeurs ? 

Un EPCI, ce n'est pas le 4ème tour d'une élection municipale, c'est un établissement de coopération intercommunale. Donc on ne rejoue pas le match de ce qui s'est passé dans les urnes des 20 communes, on essaie de travailler à une co-gestion et une co-construction. En demandant à ce qu'il n'y ait pas deux candidat sur chacun des postes, j'ai fait ce qui se passe dans beaucoup d'endroits. Ils ont voulu se compter politiquement pour démontrer qu'il y avait des élus de gauche, mais on le savait ! 

Alors, est-ce qu'il y aura une gouvernance apaisée malgré tout ? Est-ce qu'on ne va pas revivre les guerres qu'il y a eu pendant la mandature de Gérard Vandenbroucke entre la gauche et la droite ? 

On ne va pas tout confondre ! Le soir des élections communautaires en 2014, il a été proposé une vice-présidence sur 15 pour tout le bloc de droite. Là, nous avons proposé 6 vice-présidences sur 15 à la gauche, dont les finances, c'est à dire la co-gestion totale de l'intercommunalité. C'est le jour et la nuit !

Bien sûr qu'il y aura une co-gestion, c'est évident. Parce qu'on sort d'une crise sanitaire sans précédent et il va falloir se rassembler pour la surmonter. Ensuite, parce qu'au second tour des élections municipales, à Limoges, moins de 4 électeurs sur 10 se sont rendus aux urnes ! Donc, nous sommes légitimes de par le vote, mais notre légitimité représente moins de 4 électeurs sur 10, donc je crois que les gens ne comprendraient pas qu'on ne s'unissent pas sur un projet de territoire. 

"Il faut mettre l'accent sur le développement économique de ce territoire

Les compétences de la communauté urbaine sont énormes. Qu'est-ce que vous allez faire, tous ensemble, pour développer la métropole ? 

Sur la forme, il faut que le bloc de gauche comprenne ce qu'est la co-construction. C'est pour ça que nous leur proposons le portefeuille parce que c'est la clef de tout ! Sur le fond, il y a des sujets du quotidien, comme la voirie, car près de deux tiers des maires contestent la façon dont fonctionne l'enveloppe voirie. Il y a des sujets qui relèvent plus d'une macro-vision, comme le développement économique. Nous avons un foncier pas cher, une qualité de vie exceptionnelle, donc nous avons des capacités à aller chercher des entreprises pour créer de la richesse. 

Serez-vous candidat aux élections régionales l'an prochain ? 

Je l'ai dit hier devant mes collègues je considère que diriger la métropole, c'est un honneur. Et une tâche à plein temps, donc je ne serai pas candidat à la tête de liste pour la grande région. Ce serait trahir mes collègues et même ceux qui n'ont pas voté pour moi ! Après, si la question est de savoir s'il faut siéger au conseil régional, pour rester au fait des dossiers et aller chercher des financements, je n'ai pas dit non. Et puis, le président socialiste de la Nouvelle-Aquitaine n'est pas pour moi un ennemi. J'ai plutôt de la sympathie pour lui. 

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