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Il y a 100 ans, le Congrès historique de la SFIO s'ouvre à Tours et donne naissance au PC cinq jours plus tard

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Par , France Bleu Touraine

Le 25 décembre 1920 s'ouvre le Congrès de Tours. Il s'agit du 18ème congrès de la SFIO qui va se déchirer pour conduire cinq jours plus tard à l'avènement du Parti Communiste. Il s'est tenu notamment dans la salle du Manège, aujourd'hui disparue. Elle fut détruite en 1940 par les allemands.

Sortie des congressistes de la salle du Manège à Tours, tout près de l'église St-Julien
Sortie des congressistes de la salle du Manège à Tours, tout près de l'église St-Julien - © Bibliothèque Nationale de France

C'était il y a 100 ans, jour pour jour, tous les projecteurs de la vie politique française étaient braqués sur la ville de Tours. Théâtre du 18ème Congrès de la SFIO ( Section Française de l'Internationale Ouvrière ) qui démarre ce 25 décembre 1920 et qui conduira cinq jours plus tard à l'avènement du Parti Communiste Français. Une majorité de militants ont en effet décidé de quitter la maison socialiste pour rallier la IIIème Internationale communiste fondée par Lénine à Moscou à la suite de la révolution bolchevique de 1917 

Pourquoi Tours ? 

Les socialistes refusaient d'organiser ce congrès à Paris, dont la fédération locale ( Seine ) avait déjà pris fait et cause pour la IIIème Internationale. Il fallait trouver un terrain un peu plus neutre. Et Tours, ville de congrès, proche de Paris, apparaissait comme le terrain neutre idéal. 

"Tours est bien reliée par le chemin de fer. Il y a beaucoup d'hôtels, de restaurants", explique Jean-Luc Porhel, le directeur des archives municipales de Tours. Et c'est notamment le député de Tours, le socialiste Ferdinand Morin qui va convaincre Léon Blum d'organiser ce congrès à Tours". 

Les débats se déroulent salle du Manège, aujourd'hui disparue 

Près de 300 congressistes se retrouvent donc à Tours. Parmi eux, les socialistes Léon Blum, Jules Guesde, Albert Thomas qui refusent toute adhésion à la nouvelle Internationale communiste. Largement minoritaires, ils n'ont pas fait le poids face à la majorité des militants qui veulent rallier la voie de Moscou. Ils sont emmenés notamment par Fernand Loriot ou encore Marcel Cachin. 

Pour organiser les débats, la SFIO a choisi d'utiliser la salle du Manège, salle de réunions publiques, politiques et syndicales de Tours. Située à l'arrière de l'église St-Julien, "c'est une petite salle, pas du tout prestigieuse. Il n'en reste plus rien aujourd'hui puisque le bâtiment a été détruit lors des incendies de 1940 au moment de l'arrivée des soldats allemands sur Tours." 

Le cirque de Touraine a également servi de cadre à ce Congrès de Tours. Vraie salle circulaire de congrès, elle était située là où se trouve le monument aux américains, près de la bibliothèque aujourd'hui. 

Le temple des francs-maçons de Tours abrite le dernier souvenir de ce congrès 

Cent ans après, le seul souvenir encore présent à Tours, la seule trace physique de ce Congrès, on le trouve rue Georges Courteline, dans le temple maçonnique. "Il y a une plaque qui rappelle que c'est dans ce bâtiment que se sont retrouvés les socialistes du groupe minoritaire au congrès le 30 décembre 1920". 

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