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Politique

Ils ont été battus il y a un an : que deviennent nos ex-députés ?

mardi 12 juin 2018 à 10:33 Par Antoine Sabbagh, France Bleu Nord

Ils ont été balayés par la vague Macron lors des législatives des 11 et 18 juin 2017. Dans le Nord-Pas-de-Calais, 10 députés sortants qui se représentaient étaient battus. On se demande ce qu'ils sont devenus. Pour certains, la "vie d'après" n'est pas facile.

Battu il y a un an, Stéphane Saint-André préside, bénévolement, les Voies Navigables de France
Battu il y a un an, Stéphane Saint-André préside, bénévolement, les Voies Navigables de France © Radio France - Antoine Sabbagh

Béthune, France

"Je ne pensais pas que ce serait aussi difficile". Il y a un an, Stéphane Saint-André député PRG sortant de Béthune était éliminé dès le 1er tour des élections législatives. Même si cette défaite n'a pas constitué une grosse surprise, elle a été compliquée à vivre "Les premiers jours on ressent un grand vide, car on passe d'une vie entièrement dédiée à son mandat, y compris le week-end, à un quotidien plus tranquille. Je me suis occupé l'esprit en faisant des travaux dans la maison" raconte l'ex-élu qui trois ans plus tôt avait perdu son mandat de maire de Béthune.

"Les premières heures après la défaite sont difficiles à vivre"

Un an après sa défaite, Stéphane Saint-André est toujours à la recherche d'un emploi : "Même si j'ai des pistes, même si je ne suis pas le plus à plaindre, je commence à trouver le temps long. Peut-être que certaines entreprises ou collectivités ont peur d'embaucher un ex-député de craindre qu'on pense qu'ils souhaitent me recaser. Alors que je cherche du travail, j'ai des enfants étudiants et ça a un coût". Et pour l'instant, l'ex-député n'occupe qu'un poste bénévole, celui de président du conseil d'administration des Voies Navigables de France.

Stéphane Saint-André à la recherche d'un emploi

La difficulté pour Stéphane Saint-André c'est qu'il a toujours fait de la politique. Il n'est pas ancien fonctionnaire. Sinon il aurait retrouvé son administration d'origine. C'est ce qui arrive à Yann Capet : le député PS battu à Calais a repris son poste à la Communauté urbaine de Dunkerque. Anne-Lise Dufour, l'ex-députée de Denain, est redevenue principale de collège dans le Valenciennois. Mais donc Stéphane Saint-André doit lui-même chercher du travail "J'ai écrit un CV, je postule. Je ne suis pas allé à Pôle Emploi car en tant qu'ancien député qui n'a pas retrouvé du travail, je continue à toucher une indemnité. Mais elle diminue avec le temps. Elle était d'environ 4 500 euros par mois au moment de ma défaite, aujourd'hui c'est autour de 2 000 euros".

La "vie d'après" des députés battus : Reportage d'Antoine Sabbagh

Pour les recruteurs, un profil d'ancien élu peut pourtant intéresser une entreprise "Pour une société qui cherche du réseau, embaucher un ancien politique a un utilité. En plus ces ex-élus présentent bien, parlent bien et savent en général bien se vendre. Mais attention, un élu qui serait trop marqué politiquement peut freiner une entreprise", affirme un spécialiste du recrutement, Didier Duhomez, du cabinet lillois Selescope.

La plupart des battus ne sont pas amers

Dix députés qui se représentaient ont été battus il y a un an, balayés par la vague Macron. Certains ont déjà retrouvé du travail. La lilloise Audrey Linkenheld a été embauchée par le bailleur social Vilogia. D'autres anciens parlementaires se consacrent à 100 % au mandat local qu'ils conservent : Bernard Gérard maire de Marcq-en-Baroeul, Philippe Kemel à Carvin, Thierry Lazaro à Phalempin ou encore Jean-Jacques Cottel à Bapaume. Ce dernier n'a aucun regret "Je me sens plus utile en tant que maire, on fait plaisir aux habitants, on voit les projets avancer, on voit le territoire évoluer. Alors qu'à l'Assemblée on est parfois un peu noyés".

Enfin certains députés battus sont désormais retraités, mais pas inactifs ! Rémi Pauvros préside la fédération hospitalière des Hauts-de-France et a rejoint le CESER (conseil économique et social) des Hauts-de-France. Quant à Christian Bataille, à 72 ans, il n'a plus aucune activité politique et profite de son temps libre "Je m'investis davantage dans mes activités maçonniques et puis je prends le temps d'aller au cinéma, au théâtre. Et j'ai une envie : lire l'intégralité de l'oeuvre de Philippe Roth".