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Politique

Parrainages pour Alain Juppé, appel des maires : plusieurs dizaines de personnalités lâchent François Fillon

jeudi 2 mars 2017 à 20:19 - Mis à jour le vendredi 3 mars 2017 à 8:01 Par Tifany Antkowiak, France Bleu

Plusieurs proches d'Alain Juppé ont annoncé jeudi qu'ils ne soutenaient plus François Fillon pour l'élection présidentielle. Par ailleurs, une quinzaine de maires LR et UDI demandent au candidat LR de se retirer.

Les juppéistes Benoist Apparu, Edouard Philippe et Gilles Boyer ne soutiennent plus François Fillon.
Les juppéistes Benoist Apparu, Edouard Philippe et Gilles Boyer ne soutiennent plus François Fillon. © Maxppp - Olivier Corsan, Nicolas Kovarik, Fabien Cottereau.

Au lendemain des déclarations de François Fillon sur le maintien de sa candidature à l'élection présidentielle, malgré l'annonce de sa convocation par les juges en vue d'une mise en examen, les défections se poursuivaient jeudi. De nombreux proches d'Alain Juppé ont notamment annoncé qu'ils lâchaient le candidat LR, avec l'espoir de le remplacer par le maire de Bordeaux, à 15 jours de la clôture des parrainages. Selon Libération, ce vendredi matin, ils sont une soixantaine à s'être mis en retrait de la campagne présidentielle.

Les proches d'Alain Juppé quittent le navire...

Gilles Boyer, ex-bras droit d'Alain Juppé, et trésorier de campagne de François Fillon, a annoncé jeudi après-midi sur son compte Twitter qu'il quittait le navire : "j'ai présenté aujourd'hui ma démission du poste de trésorier de la campagne présidentielle de François Fillon", a-t-il écrit sur le réseau social. Également proches d'Alain Juppé, les parlementaires Benoist Apparu, Edouard Philippe et Christophe Béchu ont eux aussi annoncé ce jeudi leur retrait d'une campagne prenant une "tournure incompatible" selon eux. Le sénateur Jean-Baptiste Lemoyne et le conseiller de Paris Pierre-Yves Bournazel ont suivi.

... et invitent à parrainer le maire de Bordeaux

Le député sarkozyste du Rhône Georges Fenech, premier à réclamer le retrait de François Fillon après les révélations sur de possibles emplois fictifs de ses proches, a lui appelé jeudi les élus à accorder leur parrainage au finaliste de la primaire de la droite et du centre, Alain Juppé, "seul à pouvoir reprendre le flambeau" selon lui. Le député de Seine-et-Marne Frank Riester n'a pas hésité à publier sur Twitter la photo de son parrainage au maire de Bordeaux.

Le député de Paris Pierre Lellouche, proche de la ligne sarkozyste du parti, considère qu'il est "impossible d'être (mis) en examen et président de la République". Et "c'est le gaulliste" qui parle, tacle-t-il.

Appel "solennel" d'une quinzaine de maires LR et UDI

Par ailleurs, plusieurs maires LR et UDI, une dizaine au moins, ont lancé un appel solennel à François Fillon, afin qu'il retire sa candidature. Parmi ces élus, le maire de Mulhouse, Jean Rottner, celui de Reims, Arnaud Robinet, de Saint-Etienne, Gaël Perdriau et Laurent Hénart, maire de Nancy. Ils jugent qu'"un pacte moral a été rompu" et que le maintien du candidat de la droite et du centre menace une victoire de son camp.

François Fillon poursuit sa campagne à Nîmes, en "combattant"

"La base, elle, elle tient", a réagi François Fillon, depuis Nîmes, où il effectuait un déplacement de campagne. "Je m'appuie sur les Français", a ajouté le candidat Les Républicains à l'élection présidentielle, estimant que "les élus, on fera sans !".

Il a tenu une réunion publique dans la soirée dans la préfecture gardoise, en assurant qu'il n'avait "pas l'intention de se coucher". "Vous avez devant vous un combattant. Que celles et ceux qui ont du cran se lèvent!", a lancé l'ancien Premier ministre sous l'ovation d'environ 3.000 militants.

Concernant l'information judiciaire ouverte la semaine dernière sur des soupçons d'emplois fictifs visant le candidat de la droite à la présidentielle, on a appris jeudi soir qu'une perquisition a eu lieu en début de journée au domicile parisien de François et Penelope Fillon.