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Politique

Impôts : le prélèvement à la source sera bien mis en place le 1er janvier 2019, annonce le Premier ministre

mardi 4 septembre 2018 à 20:16 - Mis à jour le mardi 4 septembre 2018 à 21:19 Par Géraldine Houdayer, France Bleu

Le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé, ce mardi soir sur TF1, que l'impôt sera bien prélevé à la source à partir du premier janvier 2019. Une décision qui arrive après plusieurs jours d'incertitude sur la mise en place de la mesure.

Le Premier ministre Édouard Philippe sur le plateau du 20h de TF1, en juin 2017.
Le Premier ministre Édouard Philippe sur le plateau du 20h de TF1, en juin 2017. © AFP - Benjamin CREMEL

Après plusieurs jours d'hésitations au sommet de l'exécutif, la question est désormais tranchée : le gouvernement confirme, ce mardi soir, que le prélèvement de l'impôt à la source sera bien mis en place au premier janvier prochain. 

Le Premier ministre Édouard Philippe l'a annoncé ce mardi soir, sur le plateau du 20h de TF1. "Je vous confirme qu'au premier janvier de l'année 2019, l'impôt sera prélevé à la source", a-t-il confirmé. 

Le Premier ministre se veut rassurant 

"Nous avons la garantie que cette réforme sera mise en oeuvre dans de bonnes conditions", a ajouté le Premier ministre. "Nous avons travaillé d'arrache-pied depuis des mois pour faire en sorte que cela soit possible", a ajouté le chef du gouvernement, qualifiant de "bonne réforme" le prélèvement direct de l'impôt sur le bulletin de paie.

Le Premier ministre ne croit pas à un "choc psychologique" 

Édouard Philippe a également précisé : "Il y a toute une série de tests qui ont été faits, pas simplement par l'administration, mais avec l'ensemble des acteurs de cette réforme." Il a également reconnu que la mesure était complexe à mettre en place : "Cette bonne réforme, elle va être mise en oeuvre mais elle concerne l'argent des Français et elle est complexe à mettre en oeuvre." 

À l'avenir, "l'impôt va être plus simple et va mieux suivra sa situation à l'instant T", a-t-il promis. Edouard Philippe ne "croit pas" à un effet psychologique de la réforme sur les Français, qui verraient leur salaire amputé des impôts, et donc plus bas, sur leur fiche de paie.

Les bénéficiaires d'abattements protégés, assure le gouvernement 

Édouard Philippe a d'autre part assuré que la mise en oeuvre du prélèvement à la source ne pénaliserait pas en terme de trésorerie ceux qui bénéficient d'abattements. "Nous avons fait en sorte que tous ceux qui font des dons aux associations, qui bénéficient d'une réduction d'impôt, que tous ceux qui s'inscrivent dans ce type de démarches puissent bénéficier en trésorerie de la réforme", a dit Edouard Philippe. "Ça veut dire qu'il n'y aura pas de perdants en trésorerie dans la réforme que nous mettons en oeuvre", a assuré le chef du gouvernement.

Pas de dysfonctionnement, assure Gérald Darmanin 

Les tests menés lors de la phase d'essai du prélèvement à la source "n'ont révélé aucun dysfonctionnement", a déclaré le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin à l'AFP après l'annonce d'Édouard Philippe. Le ministre exclut tout risque de "bug systématique" lors de la mise en oeuvre de la réforme. "On aura, ici ou là, des petites difficultés en janvier prochain, c'est normal", mais "il n'y aura pas de bug systématique", a-t-il assuré.

38 millions de foyers fiscaux concernés 

La réforme, lancée par François Hollande, consiste à prélever les impôts directement sur les salaires et les pensions. Ce "big bang fiscal", qui concerne près de 38 millions de foyers fiscaux, a déjà été retardé d'un an après l'élection d'Emmanuel Macron. 

Bugs et critiques avaient fait hésiter le gouvernement 

Un report de la réforme, inenvisageable il y a encore une semaine malgré les critiques récurrentes du patronat et des syndicats, était devenu plausible depuis qu'Emmanuel Macron avait laissé transparaître son hésitation la semaine dernière. "J'ai besoin d'une série de réponses très précises et d'être sûr de ce que nos concitoyens vivront le jour où on le mettra en place si on le met en place", avait-t-il déclaré. 

Dimanche, la publication par le journal Le Parisien d'une note du fisc faisant état de plusieurs centaines de milliers d'erreurs lors de la phase d'essai a jeté le doute sur un possible "bug technique".

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