Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Politique

Indre-et-Loire : le parti socialiste peine à remobiliser ses troupes

mercredi 7 mars 2018 à 5:33 Par Simon Soubieux, France Bleu Touraine

Dix mois après la déroute du parti socialiste à l'élection présidentielle, la fédération d'Indre-et-Loire du PS a du mal à remobiliser ses troupes. De 1200 adhérents il y a trois ans, on ne compte plus que 400 adhérents à jour de cotisation en Touraine.

De 1200 adhérents il y a trois ans, la fédération d'Indre-et-Loire du PS est passée aujourd'hui à 400 à jour de cotisation.
De 1200 adhérents il y a trois ans, la fédération d'Indre-et-Loire du PS est passée aujourd'hui à 400 à jour de cotisation. © Maxppp - Siège du PS

Indre-et-Loire, France

Ils sont quatre. Quatre sur la ligne de départ pour devenir Premier secrétaire du parti socialiste : Luc Carvounas, Olivier Faure, Stéphane Le Foll et Emmanuel Maurel. Les quatre débattent d'ailleurs ce mercredi soir sur LCI et sur RTL. La question : ce débat intéresse-t-il vraiment les Français ? Question légitime : ce mardi, un sondage Harris Interactive mettait en lumière le désaveu des électeurs pour le parti du précédent Président de la République : 77 % des Français auraient un avis négatif sur le PS. 

Il faut rappeler qu'en 2017, un tiers du bureau fédéral s'est barré chez Macron" 

Mais chez nous en Touraine, il y a d'autres préoccupations. Avant de reconquérir les Français, il faut d'abord se remobiliser, comme le dit Vincent Tison, membre du bureau fédéral du PS en Indre-et-Loire : "Aujourd'hui, nous n'existons plus. Nous n'existons plus car le trouble est très grand. Un exemple : en 2017, un tiers du bureau fédéral du PS en Indre-et-Loire s'est barré chez Macron. À un moment donné, il manque beaucoup de forces vives, de forces militantes. Philippe Chalumeau par exemple, député LREM de Tours, était adhérent PS, responsable de la section de Tours centre. Il a fallu donc faire des remplacements. Il y a tout ce travail en quelque sorte de deuil."

Certains sont partis chez Macron, d'autres chez Hamon, d'autres ont disparu 

Francis Gérard, secrétaire départemental du PS en Indre-et-Loire, est d'accord avec Vincent Tison, mais il tient à nuancer : "On a eu des militants qui sont partis chez Emmanuel Macron, d'autres qui sont partis chez Benoît Hamon. Mais le plus important, ce sont ceux qui sont allés nulle part, qui ont simplement arrêté de militer. Tout ça est lié au quinquennat de François Hollande et à ses échecs.

En tout cas, ce n'est qu'après l'élection du nouveau Premier secrétaire du PS que la reconquête des Français devra s'opérer, pour Vincent Tison : "Dès le lendemain de l'élection, il faudra retourner au contact des gens, sur les marchés, etc. Je sais bien qu'ils ne vont pas nous accueillir avec des roses hein... Mais il faut renouer avec l'humilité.