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Politique

Indre-et-Loire : un semestre de refus de fusion de communes

jeudi 30 août 2018 à 10:26 Par Denis Guey, France Bleu Touraine

Trois projets de fusion de communes d'Indre-et-Loire sont tombés à l'eau lors du premier semestre 2018. Si les habitants ont fortement contribué à cet échec, la plupart des maires y voient pourtant le sauvetage financier de leurs petites communes.

Il n'y a plus de projets de fusion de communes en Indre-et-Loire
Il n'y a plus de projets de fusion de communes en Indre-et-Loire © Maxppp - Bruno Levesque/IP3

Indre-et-Loire, France

Ca fait trois ans que la loi NOTRe de 2015 permet la fusion de communes sous l'appellation de "nouvelles communes", et quelques années que les dotations de l'Etat pour les collectivités locales sont en baisse. 300 millions d'euros ont été supprimés par le gouvernement en 2017 sur un budget total de 30 milliards d'euros. 

La ré-organisation du territoire doit mettre en commun les intérêts financiers de petites communes en difficulté.  En Indre-et-Loire, au moins 7 projets de fusion ont été soumis à des référendums locaux ou à des votes en conseil municipal. La moitié ont abouti, et on compte parmi ces "nouvelles communes" : Langeais-Les Essards, Louestault-Beaumont, Côteaux-sur-Loire et Tauxigny-Saint Bauld, la dernière en date, au 1er janvier 2018. Les autres projets ont tous été abandonnés au cours de ce premier semestre. 

Conserver l'identité des petites communes

Au mois de mars, les habitants de Lussault-sur-Loire ont dit non à la fusion avec Amboise. La première, forte de 750 âmes, ne veut pas "se faire manger" par la grande et ses 13 000 habitants. L'histoire se vérifie au mois de juin avec l'échec de l'union entre Montbazon et Veigné.

La proposition est renvoyée en 2020, à l'aube des élections municipales. Les maires de Lussault-sur-Loire et de Montbazon, Georges Ramuscello et Bernard Revêche, encourageaient pourtant les fusions de communes. Ni l'un ni l'autre ne prévoit de se représenter en 2020, laissant la poursuite du projet à leurs successeurs. Ou pas...

Les élus gardent en mémoire le premier échec de fusion de communes depuis la mise en application de la loi Noble. En 2016, un référendum consultatif est organisé à Saint-Antoine des Rochers, dans le chinonais. 80% des participants ont voté contre la fusion avec la commune de Semblançay. La municipalité a suivi.

Immobilisme et découragement

Il y a d'autres facteurs, cependant : une ville qui ne veut pas s'embarrasser des dettes d'une autre, ou les divergences entre élus municipaux. Pourtant il en va de la survie des petites communes. Les subventions de l'Etat vont de 300 000 à 400 000 euros supplémentaires quand elles comportent plus de 5000 habitants.

C'était l'enjeu du projet de regroupement le plus ambitieux du département. Le 1er janvier 2019, 6 communes de l'ouest tourangeau dont La Chapelle-aux-Naux et Lignières-de-Touraine auraient dû n'en former qu'une pour atteindre 5200 habitants. 

Deux communes impliquées, Rigny-Ussé puis La Chapelle-aux-Naux, se sont désistées du projet à quelques semaines d'intervalle.  Cinq élus de Lignières-de-Touraine ont démissionné dans la foulée. Désormais plus personne n'ose parler de fusion de communes, mais d'union forcées.