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VIDEO - Inondations "L'automne arrive et c'est pour nous une période anxiogène" : V. Lacroute, maire de Nemours

Par Martine Bréson, France Bleu Paris mardi 20 septembre 2016 à 9:37 Mis à jour le mardi 20 septembre 2016 à 10:14

Valérie Lacroute
Valérie Lacroute © Radio France - Martine Bréson

Valérie Lacroute était l'invitée de France Bleu à 8h10. La députée-maire LR de Nemours (Seine-et-Marne) a parlé des suites des inondations de juin 2016 dans sa commune, de l'intégration des migrants et des caméras installées dans sa ville.

La députée-maire de Nemours en Seine-et-Marne, Valérie Lacroute, était l'invitée de France Bleu à 8h10. Nemours a été très touchée par les inondations début juin 2016. La maire a fait le point en indiquant qu'au cours de la rencontre avec le Premier ministre Manuel Valls, elle avait listé les demandes des sinistrés et mis en avant le problème des familles qui n’avaient pas reçu l'aide de 300 euros qui avait été proposées il y a quatre mois. Elle a aussi évoqué les problèmes qu'elle rencontre avec les assurances. Elle a indiqué que la mission d'inspection générale, qui avait été demandée pour comprendre ce qui s'était passé en juin, n'avait pas encore commencé son travail. Valérie Lacroute a aussi expliqué l’intérêt de multiplier les caméras dans les immeubles HLM de sa ville et elle a donné son point de vue sur l'intégration qu'elle juge nécessaire des migrants.

*Regardez l'intégralité de l'interview de Valérie Lacroute à la fin de cet article.
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A retenir

Les inondations quatre mois après

La ville est encore marquée... quand l'eau arrive dans une commune cela fait des dégâts importants, des dégâts qui durent dans le temps... l'eau pénètre partout et crée des dégâts terribles surtout sur une ville ancienne... C'est une ville encore sinistrée mais qui se relève

"Le Premier ministre Manuel Valls est revenu c’est déjà bien et nous avons listé un certain nombre de demandes destinées aux sinistrés, aux commerçants et aux villes puisque j'avais demandé aux maires des communes voisines sinistrées d'être présents".

L'aide de 300 euros promises aux familles sinistrées : "Malheureusement un certain nombre de familles était passé au travers de ce dispositif... les familles qui avaient tout perdu n'ont pas eu le temps de rassembler les papiers nécessaires et donc le Premier ministre s'est engagé à regarder ces familles qui sont passées au travers... et puis pour les communes puisque pour la commune de Nemours nous avons plus de trois millions de dégâts... et une fois que les assurances auront pris en charge une grande partie des remboursements, malheureusement, il va rester à la charge des communes des sommes importantes et là c'est une demande que nous avons faite au Premier ministre, alors la réponse pour l'instant n'est pas positive mais.. nous lui demandons de prendre en charge ce qui va manquer notamment pour la voirie puisque nous avons découvert que les assurances ne couvraient pas les dégâts de voirie... même si l'Etat nous a donné une aide de 30%, ce n'est malheureusement pas suffisant donc c'est sur ce point-là que nous l'avons sollicité et puis sur Le Loin, sur tous les ouvrages qui ont été détruits sur Le loin, des passerelles, des écluses, des berges et là il y a des réparations importantes et pas de financement..."

Le problème des assurances

"J'avais senti une bienveillance de leur part dans le mois de juin, là je dois dire sincèrement il y a des situations qui sont totalement inadmissibles. Je parlerai de bâton dans les roues... au niveau des experts nous avons tout eu. Alors certes ils ont été très surchargés puisque 230 communes en Seine-et-Marne ont été touchées... et donc nous avons eu des experts qui sont venus de la France entière mais là pour le coup, il y a eu des personnes qui ne se sont pas forcément bien comportées et vous savez que dans ces cas-là, les gens ont besoin gens ont besoin d'une assistance psychologique... et nous avons des commerçants qui vont seulement commencer les travaux pratiquement quatre mois après et ça c'est pas admissible".

Que faire pour éviter de nouvelles inondations ?

"J'ai demandé à la ministre de l'Environnement une mission d'inspection générale pour comprendre. L'objectif, c'est effectivement de se mettre en condition pour faire face de nouveau à une inondation. Cette mission d'inspection générale n'a pas démarré, normalement elle devrait démarrer mais là aussi j'ai rappelé au Premier ministre qu'il y avait urgence à démarrer quatre mois après, qu’une mission d'inspection générale c'est toujours très long, on a besoin rapidement de pouvoir mettre bout à bout tous les éléments sur cette situation, l'automne arrive, l'hiver arrive et c'est pour nous toujours des périodes anxiogènes".

Son soutien à Nicolas Sarkozy et sa déclaration : "A partir du moment où on devient français, on vit comme un Français et nos ancêtres sont les gaulois..."

"Oui, je suis d’accord avec lui et c'est vrai que le sujet devient de plus en plus compliqué en ce moment... c'est vrai que les attentats ont mis en évidence ce problème d’intégration avec tous les immigrés qui arrivent et je pense qu'il est, à ce moment de l'Histoire, important de rappeler les racines de la France et puis de pouvoir accompagner tous les étrangers qui sont venus dans notre pays...

C’est pas oublier ces racines mais on arrive dans un pays avec un mode de vie et une culture liée à la France donc je pense qu'il faut dans son cœur garder ses racines mais il faut s’adapter au mode de vie de la France pour permettre à l'ensemble des Français de bien vivre ensemble".

Des caméras dans les halls des immeubles du parc HLM

"C'est une demande du maire mais aussi des habitants. J'ai installé 13 caméras dans la ville, on va en rajouter 7. Ça va permettre d'éviter d'avoir des dégradations... L'objectif, c'est simplement de pouvoir préserver ces halls d'immeuble et puis de préserver le cadre de vie des habitants qui eux aussi demandent ces installations".

*Regardez l'intégralité de l'interview de Valérie Lacroute
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