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Politique

Inscription de la Corse dans la Constitution : Simeoni et Talamoni rentrent déçus

lundi 12 mars 2018 à 22:24 - Mis à jour le mardi 13 mars 2018 à 8:55 Par Maxime Becmeur et Jérôme Susini, France Bleu RCFM et France Bleu

Il y aura bien un article mentionnant la Corse et ses spécificités dans le projet de réforme constitutionnelle. Mais le Premier ministre a été clair : la notion d'autonomie ne sera pas mentionnée. Les présidents de l'Exécutif et de l'Assemblée de Corse repartent déçus de leur rendez-vous à Matignon.

Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni restent "sur leur faim" après la rencontre avec Edouard Philippe ce lundi à Matignon.
Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni restent "sur leur faim" après la rencontre avec Edouard Philippe ce lundi à Matignon. © Maxppp -

Corse, France

La réunion de ce lundi 12 mars était très attendue par les élus corses. Edouard Philippe, le Premier ministre, a reçu durant plus de deux heures à Matignon les deux dirigeants nationalistes de la Collectivité de Corse, Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni. Egalement au premier plan des discussions sur le projet d'inscription de la Corse dans la Constitution, les deux ministres de la place Beauveau, Gérard Collomb et Jacqueline Gourault, ont participé aux échanges.

A la sortie de cette entrevue, le président de l'Exécutif de Corse s'est dit déçu. "Nous sommes restés sur notre faim, lâche sans concessions Gilles Simeoni. Nous étions arrivés avec une position très claire, celle qui a été réaffirmée notamment à travers la délibération votée à une large majorité jeudi dernier à l'Assemblée de Corse. A partir de là, nous attendions du Premier ministre et du gouvernement qu'ils fassent connaître leur position. Mais cela n'a pas été le cas." 

Gilles Simeoni, président du Conseil exécutif de Corse

Selon les élus, aucune précision n'a donc été donné par Edouard Philippe concernant le contenu exact de l'article spécifique à la Corse à insérer dans la Constitution. La question des compétences qui pourraient être transférées à la Collectivité, c'est-à-dire les habilitations à adapter certaines lois, reste en suspens. "Sans les habilitations, nous sommes toujours à ce qui nous a été dit il y a une quinzaine de jours, souligne Jean-Guy Talamoni. On nous avait précisé que ces habilitations devaient être pérennes, et non pas se faire au coup par coup. Cela dit, à l'heure qu'il est, on ne sait toujours pas dans quels domaines ces habilitations pourront être menées. C'est assez étonnant que nous en soyons encore là."

Jean-Guy Talamoni, président de l'Assemblée de Corse

Au cours de cette réunion, Edouard Philippe a annoncé le déplacement durant ces prochains jours dans l'île d'une dizaine de ministres. Il s'agira de travailler sur plusieurs dossiers : la fiscalité, le PEI (Plan exceptionnel d'investissements), le logement, la lange corse, l'éducation mais également l'organisation des services de l'Etat sur le territoire.