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Politique

Interdiction des téléphones portables à l'école : c'est "tout à fait faisable" selon Jean-Michel Blanquer

lundi 11 décembre 2017 à 20:37 Par Armêl Balogog, France Bleu Poitou et France Bleu

Lundi 11 décembre, le ministre de l’Education Nationale célèbre les 20 ans de l’Ecole supérieure de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche (ESENESR), installée à Chasseneuil-du-Poitou. Jean-Michel Blanquer en profite pour défendre ses réformes.

Jean-Michel Blanquer défend ses réformes à Chasseneuil-du-Poitou
Jean-Michel Blanquer défend ses réformes à Chasseneuil-du-Poitou © Radio France - Armêl Balogog

Chasseneuil-du-Poitou, France

"L’enjeu, c’est l’excellence académique et le rayonnement de la France à l’international", déclare Jean-Michel Blanquer, en clôture de la journée d’anniversaire de l’Ecole supérieure de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche (ESENESR), lundi 11 décembre. Le ministre de l’Education Nationale vente à la fois les mérites de l’école installée à Chasseneuil-du-Poitou et ses réformes, au cœur de nombreuses polémiques.

Pas de téléphone portable à l’école et au collège, c’est "faisable"

"Le téléphone portable sera interdit dans les établissements, dans les écoles et les collèges, à la rentrée 2018", répète le ministre. Répondant à la polémique, il assure que c’est "tout à fait faisable" : "C’est déjà une réalité dans un certain nombre de collèges [et] le fait que ce soit une réalité montre bien que c’est faisable, donc nous allons le faire."

Aux questionnements sur la cohérence d’une telle mesure, alors qu’il vente les nouvelles méthodes d’enseignement ayant recours aux nouvelles technologies, Jean-Michel Blanquer répond : "Il y a bien entendu la règle, mais on doit pouvoir aménager des exceptions à certains moments", "soit pour des cas d’urgence, soit pour la vie scolaire, soit pour un moment pédagogique."

Pas d’effet d’annonce

Certains collèges le font déjà, mais le ministre se défend de faire des effets d’annonce. "A chaque fois que nous allons faire quelque chose, je vais l’annoncer, et donc ceux qui ont envie de dire que c’est un effet d’annonce peuvent s’amuser à le faire, mais il vont finir par se lasser au fil des années."

Jean-Michel Blanquer vante aussi sa décision d’instaurer des chorales dans toutes les écoles et les collèges. "Faire fonctionner sa voix, c’est quelque chose que nous devons apprendre à tous, c’est important pour tous."

Le public de l’ESENESR attend les grandes réformes

Dans l’audience, les professionnels de l’éducation sont assez d’accord avec le ministre. Une cheffe d’établissement en Dordogne a appliqué les "devoirs faits" dans son collège. "Ça se passe très bien, dit-elle, après on n’a pas attendu le ministre pour aider les élèves."

La directrice d’un centre d’information et d’orientation dans l’Hérault attend surtout les futures réformes du ministre, celles qui feront beaucoup de bruit, à commencer par celle du baccalauréat. "Que le sacro-saint Bac S disparaissent ! Qu’enfin on arrête la hiérarchisation." Jean-Michel Blanquer en dira plus à ce sujet au début de l’année 2018.