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Politique
Dossier : Les élections municipales sur France Bleu Saint-Étienne Loire

ENTRETIEN - Gaël Perdriau : "Oui, je serai candidat à un nouveau mandat à la mairie de Saint-Etienne"

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Il l'a annoncé en exclusivité ce samedi matin à nos confrères du Progrès. Il est aussi venu le dire en direct aux auditeurs de France Bleu Saint-Etienne Loire : Gaël Perdriau sera bien candidat à sa propre succession aux municipales de mars 2020. Interview.

Gaël Perdriau annonce ce 19 octobre qu'il est candidat à sa propre succession à la mairie de Saint-Etienne
Gaël Perdriau annonce ce 19 octobre qu'il est candidat à sa propre succession à la mairie de Saint-Etienne © Radio France - Emeline Rochedy

Saint-Étienne, France

Depuis quelques semaines on sent les appels du pieds de la droite, des centristes, pour vous appeler à déclarer votre candidature. Pourquoi le faites-vous maintenant et avec quelles ambitions ? 

C'est une décision qui ne se prend pas à la légère. Être maire, ça demande énormément d'énergie, de responsabilité, d'engagement, beaucoup de disponibilité de tous les instants. J'ai entendu les appels et les messages des différents partis, dans leur diversité, mais aussi de l'association "Mon Parti Saint-Etienne" qui rassemble la population et les forces vives de manière très diverse. J'y ai été très sensible, et j'ai souhaité aussi échanger avec ma famille, avec mes proches. 

Je pense que le temps est maintenant venu d'annoncer ma candidature. Oui, je serai candidat à un nouveau mandat à la mairie de Saint-Etienne. Parce que je suis convaincu que le dynamisme que nous avons donné à la ville - avec l'ensemble des acteurs qui la compose et qui y ont concouru aux côtés de l'équipe municipale- souffrirait énormément d'un coup d'arrêt. J'ai encore des idées et de l'énergie pour la ville. 

Vous avez pris goût au pouvoir ? Ou bien vous voulez récolter ce que vous avez semé ? Parce que tous les programmes de renouveau en matière d'immobilier, d'économie, n'auront pas abouti d'ici la fin du mandat... 

Ni l'un ni l'autre. Ce n'est pas le pouvoir qui m'anime, en tout cas ce n'est pas ce qui me donne le plus de plaisir en responsabilité. Ce n'est pas non plus le fait simplement de poursuivre quelque chose. Il y a la vision des habitants, il y a la mienne et ce que je souhaite, c'est qu'elle se rassemble au travers d'une ambition partagée, à partir de trois piliers, trois axes que j'estime fondamentaux pour l'avenir de la ville. 

C'est d'abord de garantir la pérennité de son environnement. Garantir la qualité de vie que nous avons amélioré pendant ces six ans mais qui n'est jamais véritablement acquise. C'est défendre la ville et ses intérêts, comme je l'ai fait en donnant beaucoup de moi-même, quelque soit le niveau et quelque soit l'interlocuteur que j'ai en face, pour faire avancer les projets avec une certaine réussite. Je suis conscient que nous avons fait beaucoup mais je suis conscient aussi qu'il reste énormément à accomplir.  

Et puis ce que je veux proposer aux Stéphanois, c'est que nous construisions notre destin ensemble. Ce que je souhaite, c'est que nous nous défiions nous-même, parce que j'ai compris pendant ces six années jusqu'où on pouvait aller. Je suis convaincu qu'avec les stéphanois nous pouvons aller encore plus loin dans l'ambition que je porte pour Saint-Etienne. 

Interview de Gaël Perdriau

En matière de sécurité il y a des inquiétudes dans les quartiers, mais aussi en centre-ville de Saint-Etienne. Que répondez-vous aux habitants qui s'inquiètent ? 

Ce n'est pas le seul prisme à travers lequel il faut regarder ce qu'il s'est passé pendant ces six ans et la situation actuelle. Il faut regarder la place qu'occupait Saint-Etienne il y a six ans et celle d'aujourd'hui. On a beaucoup travaillé dès l'élection pour créer de nouvelles animations dans la ville, pour redonner de la fierté aux stéphanois. C'est d'ailleurs ce dont je suis le plus fier, parce que je pense que cette fierté est retrouvée. En matière de sécurité j'ai doublé les effectifs de police municipale, triplé le nombre de caméra de vidéo-protection...

Est-ce suffisant ?  

C'était en tout cas nécessaire, c'était indispensable pour reconquérir l'espace public. Et évidemment, on l'oublie très vite, mais il y a six ans, l'ambiance dans la ville était assez irrespirable. Aujourd'hui ce n'est pas le cas, il y a beaucoup de monde en ville, on peut s'y promener en toute sécurité. Le sentiment d'insécurité, il est malheureusement présent dans toutes les grandes villes et malheureusement dans toutes les villes tout court. C'est une responsabilité et une mission régalienne de l'Etat. Mais c'est une priorité sur laquelle je n'ai jamais rien lâché et qui demeure pour moi.  

Vous avez parlé de l'écologie, qui sera un des thèmes de ces élections municipales. Olivier Longeon, le candidat des Verts, vous a taxé d'opportunisme sur ces questions. Est-ce que vous vous êtes "réveillé il y a six mois", comme il le dit ? 

Non certainement pas, il suffit d'ailleurs de regarder tout ce qui a été fait en matière de développement durable avec Sylvie Fayolle, vice-présidente en charge à la métropole, Jean-Pierre Berger à la ville de Saint-Etienne. Nous avons pris énormément d'initiatives, beaucoup plus que dans ces vingt dernières années. En matière de production photovoltaïque, de plan vélo, de déplacement avec la troisième ligne de tram, et elle n'a pas été décidée il y a six mois. C'est un projet que j'ai porté en 2014, avec les quatre kilomètres et demi de pistes cyclables nouvelles qui l'accompagnent. 

Nous avons facilité également les espaces verts dans la ville, la présence de la nature dans la ville, la qualité de l'eau. Nous avons refait un barrage, assuré la production d'eau potable dans la ville, refait les réseaux d'assainissement. Cette question de la nature en ville, nous nous en sommes préoccupé il y a six ans. On n'a pas attendu, peut-être comme Olivier Longeon d'ailleurs, le résultat des élections européennes pour se bouger.

Allez-vous briguer la présidence de la métropole également ?  

Oui parce que je considère que les deux sont intimement liées. Saint-Etienne est la ville-centre, donc le moteur de la métropole et puis le président est élu par les conseillers métropolitains. J'ai beaucoup travaillé pendant six ans pour garantir l'équilibre entre toutes les communes, donner la parole à chacun des communes...  

Justement, que répondez-vous aux maires qui râlent en disent "Saint-Etienne décide de tout et nous, on n'a rien ?"  

AU maire. Vous parlez de Gérard Tardy (ndlr : le maire de Lorette) parce que les délibérations sont votées à plus de 95% Gértard Tardy râle depuis 1995. J'ai pourtant réglé beaucoup de problèmes avec la commune de Lorette car je ne souhaitais pas que les maires s'écharpent au tribunal donc on s'est mis d'accord mais c'est sans doute un aigri sur beaucoup de sujets d'ailleurs. Ce que je constate, c'est que chacun des maires peut s'exprimer. 

Je crois que Saint-Etienne métropole est la seule [métropole] qui donne sa voix à chacun des maires à égalité puisque c'est l'engagement de que j'ai pris : que l'on soit maire d'une commune de 200 habitants ou maire de la ville-centre avec 170.000, le vote a exactement la même force et j'y attache beaucoup d'importance parce que je ne suis pas de ceux qui opposent la ruralité à l'urbanité, je pense qu'on a besoin les uns des autres.  

Avec quelle équipe allez-vous partir au combat ? L'UDI, par la voix de votre premier adjoint, Gilles Artigues, propose de rejouer le ticket gagnant de 2014. C'est oui ou c'est non ?  

Gilles Artigues est un ami, il a fait un travail remarquable et je me félicite de l'ambiance de travail dans laquelle nous avons évolué - avec toute l'équipe d'ailleurs, dans sa grande diversité. Aujourd'hui, je n'en suis pas à annoncer la composition de ma liste. J'en suis, après une mûre réflexion, à annoncer que je suis candidat. Chaque chose en son temps.

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