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INTERVIEW - Municipales à Nantes : vers une liste d'union entre Johanna Rolland et les écologistes

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Par , France Bleu Loire Océan

Le sénateur de Loire-Atlantique et numéro deux sur la liste de Johanna Rolland ouvre la porte, ce mardi, à une liste d'union avec la candidate Europe-Ecologie-Les-Verts, Julie Laernoes, en vue du second tour des municipales à Nantes. "On a toujours été favorable à cette union", déclare Ronan Dantec.

Ronan Dantec, sénateur de Loire-Atlantique et numéro 2 sur la liste de la maire sortante, Johanna Rolland, ouvre la porte, ce mardi matin, à une union avec Julie Laernos, candidate EELV.
Ronan Dantec, sénateur de Loire-Atlantique et numéro 2 sur la liste de la maire sortante, Johanna Rolland, ouvre la porte, ce mardi matin, à une union avec Julie Laernos, candidate EELV. © Radio France - Antoine Denéchère

A une semaine du dépôt des listes pour le second tour des élections municipales, prévue le 2 juin, les discussions se multiplient en vue de potentielles alliances. A Nantes, l'appel du pied de la candidate Europe-Ecologie-Les-Verts, Julie Laernoes, à la maire sortante, Johanna Rolland, a trouvé un écho, ce mardi matin. 

Je pense que nous n'aurons aucun problème à trouver un projet ambitieux, c'est le sens de l'histoire. Ronan Dantec, sénateur écologiste de Loire-Atlantique.

Invité de France Bleu Loire Océan, le numéro deux sur la liste de la maire sortante, arrivée première à l'issue du premier tour, Ronan Dantec, se dit "favorable à cette union [...] pour montrer qu'il y a une vraie alternative en France à En Marche et à la droite". Le sénateur écologiste s'attarde également sur l'enjeu des mobilités de demain et sur le projet du futur CHU de Nantes, dont les travaux vont débuter au mois d'octobre. Interview. 

A un mois du second tour des élections municipales, prévu le 28 juin, la candidate EELV à la mairie de Nantes, Julie Laernoes, dit souhaiter une alliance des forces de gauche. Êtes-vous favorable à une union entre vos deux listes ? 

On a toujours été favorables à cette union. Si je suis avec Johanna Rolland, c'est aussi parce-que je pense que la gauche et les écologistes devaient se rassembler, et ce dès le premier tour, autour d'un projet ambitieux de transition écologique. C'était également pour montrer qu'il y avait une vraie alternative en France à En Marche et à la droite. Sur le fond, je pense qu'il n'y a pas de différence de projet. Le projet mis sur la table au deuxième tour devra intégrer un bouleversement des mobilités et on devra accélérer sur la transition et sur la réhabilitation des logements qui doit être une des activités qui permettra de recréer de l'emploi pour sortir de la crise actuelle. Je pense que nous n'aurons aucun problème à trouver un projet ambitieux, c'est le sens de l'histoire. 

Je pense vraiment qu'on peut faire de Nantes une vitrine de la transition et du rassemblement de la gauche et des écologistes. Ronan Dantec, sénateur écologiste et numéro deux sur la liste de Johanna Rolland.

Qu'en sera-t-il du projet de l'Arbre aux hérons, voulu par Johanna Rolland et sur lequel s'oppose Julie Laernoes ? 

L'Arbre aux hérons, ce n'est pas Notre-Dame-des-Landes. Il est clair que Johanna Rolland est arrivée très largement en tête à l'issue du premier tour. Les électeurs nantais ont donné des indications dont on va tenir compte dans l'écriture du projet commun. Je ne vois pas en quoi l'Arbre aux hérons qui est un élément du dynamisme culturel nantais pose autant de problèmes que celui de l'aéroport sur lequel j'étais opposé. 

Vous prônez le rassemblement entre Julie Laernoes et la maire sortante en vue du second tour des élections municipales. Serez-vous également prêt à accepter sur cette liste d'union, Christophe Jouin, "l'enfarineur de Johanna Rolland", en octobre 2008, et qui figure dans les rangs de la candidate Europe-Ecologie-Les Verts ? 

Je note que Johanna Rolland a travaillé avec Christophe Jouin au plus fort de la crise du coronavirus car il y avait aussi des enjeux en ce qui concerne le soutien à apporter aux migrants. Ce sera à lui de dire s'il considère qu'il a fait une grosse connerie à ce moment-là et qu'il est aujourd'hui prêt à entrer dans une majorité. Moi, je ne veux surtout pas d'une coalition. Il faut qu'on soit sur une vraie majorité pour mener un projet ambitieux, connecté avec les autres territoires. C'est un projet que nous portons avec Johanna Rolland et je pense que Julie Laernoes le porte aussi, de son côté. Maintenant, il faut trouver un accord de gouvernance. Je pense vraiment qu'on peut faire de Nantes une vitrine de la transition et du rassemblement de la gauche et des écologistes. 

Il faut rediscuter d'un certain nombre de points en ce qui concerne le projet du futur CHU de Nantes mais il n'y a pas de raison de trop retarder le début des travaux. Ronan Dantec, sénateur écologiste de Loire-Atlantique. 

Qu'attendez vous du plan de relance du secteur de l'automobile présenté, ce mardi, par le président de la République, Emmanuel Macron ? 

J'attends de la cohérence. Aujourd'hui, je ne vois rien sur le fait de réduire rapidement l'achat des SUV, ces 4x4 urbains extrêmement émetteurs de CO2 et consommateurs d'énergie. Je crois qu'il faut comprendre que si dans nos villes on remplace tous les véhicules à essence par des véhicules électriques, on aura autant de bouchons. Un des enjeux, aujourd'hui, est d'amener les gens vers les transports en commun. Je redoute que ce plan de relance soit seulement une volonté, légitime, de sauver une filière mais ne soit pas totalement en phase avec l'ensemble des enjeux écologiques. 

En pleine crise sanitaire, le débat autour du futur CHU de Nantes resurgit alors que le gouvernement vient de lancer une grande concertation destinée à améliorer "dans les tout prochains mois" les conditions de travail et la rémunération des soignants. Faut-il revoir le projet du futur hôpital dans son ensemble ?  

Nous n'avons pas besoin d'un moratoire [comme l'ont demandé les candidates à la mairie de Nantes, Julie Laernos et Laurence Garnier], le lieu n'est pas remis en cause. Les écologistes, qui faisaient partie d'une majorité précédente à Nantes, ont toujours été favorables au fait qu'il  reste en centre-ville. Il faut qu'on regarde, peut-être à nouveau, le risque inondation lié au dérèglement climatique en menant une petite étude mais il n'est pas nécessaire de mettre en place un moratoire. Quant au sujet des lits - l'Agence Régionale de Santé prévoit d'en supprimer entre 300 et 350 - on peut aller assez vite sur cette question. Comme l'a dit Johanna Rolland, il faut rediscuter d'un certain nombre de points sur ce CHU mais il n'y a pas de raison, à un moment où il faut relancer l'activité économique, de trop retarder le début des travaux. 

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