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Politique

INTERVIEW - Vincent Chriqui, nouveau directeur de campagne de François Fillon, "fidèle" même dans la tourmente

samedi 4 mars 2017 à 15:09 - Mis à jour le samedi 4 mars 2017 à 20:25 Par Julien Morin et Alexandre Berthaud, France Bleu Isère et France Bleu

Suite au désistement de Patrick Stefanini, Vincent Chriqui, maire LR de Bourgoin-Jallieu, et ami de longue date de François Fillon, devient son nouveau directeur de campagne pour l'élection présidentielle. Fillon choisit donc un fidèle comme bras droit. Interview avec un 'résistant'.

Vincent Chriqui fait partie des proches de François Fillon qu'il a rencontré en 2002.
Vincent Chriqui fait partie des proches de François Fillon qu'il a rencontré en 2002. © Maxppp -

Isère, France

Bonjour Vincent Chriqui, quand avez-vous appris votre nomination en tant que directeur de campagne de François Fillon ? Et quel est votre programme dans les prochains jours ?

J'ai appris la nouvelle vendredi soir. Maintenant, samedi après-midi on a une première grande réunion à Paris où François Fillon va détailler (ndlr : interview réalisé samedi matin) son programme politique, et dimanche, on a le grand rassemblement au Trocadéro.

Beaucoup ont déjà quitté le navire de la campagne, vous pourtant, vous restez. Vous n'avez pas peur d'être touché personnellement cette fois en cas de déroute ?

Je ne me pose pas la question en ces termes. C'est l'avenir de mon pays qui est en cause. Mon devoir j'estime qu'il est auprès de François Fillon, je pense qu'il a l'envergure et les qualités pour devenir président de la République. Après on verra bien de quoi demain sera fait. On ne peut pas faire de politique sans prendre des risques. Je ne suis pas non plus le seul à rester fidèle. Quand j'ai été nommé j'ai eu énormément de messages de soutiens, cela fait très plaisir dans cette période difficile.

"On ne fait pas de politique sans prendre des risques"

Après la conférence de presse de François Fillon, vous disiez que "c'est difficile de faire campagne dans ces conditions". Avec tous les départs vous avez maintenant une position plus exposée, comment allez-vous gérer les jours qui viennent ?

On est dans une campagne assez exceptionnelle, mais François Fillon trace sa route. On fait campagne sur ce projet avec ceux qui souhaitent continuer avez nous.

Comment rassurer les militants qui sont de plus en plus inquiets ?

Je comprends qu'ils soient un peu désemparés. Ce qu'il faut maintenant c'est rappeler le projet, les enjeux de cette élection. Il faut aussi rappeler l'alternative qui est face à nous : soit l'extrême droite avec Marine Le Pen, soit la poursuite du hollandisme avec Emmanuel Macron, ou soit l'alternance avec François Fillon : les électeurs auront un vrai choix à faire.

"On n'entend pas les élus qui appellent à tenir bon alors qu'ils sont majoritaires à mon avis"

Pourtant de plus en plus d'élus appellent à un retrait de François Fillon...

Oui, j'entends les appels qui se développent pour le retrait. Malheureusement on n'entend pas les élus qui appellent à tenir bon alors qu'ils sont à mon avis majoritaires. Le retrait ça voudrait dire que l'on fait une croix sur le résultat de la primaire, et sur le projet qui a été choisi de manière démocratique. Cela serait problématique pour notre famille politique.

La stratégie de communication du François Fillon "résistant" face à la tempête semble ne pas avoir fonctionné : vous envisagez d'aborder les choses différemment ?

Notre communication n'est pas fondée principalement sur ce que vous évoquez. François Fillon n'a pas mis en cause de manière générale les juges et la presse. Il a pointé ce qui pouvait surprendre dans le déroulement de l'enquête judiciaire dont il fait l'objet. Par exemple : le calendrier retenu, le fait que tous les procès verbaux d'audition se sont retrouvés dans la presse à un moment où les parties civiles n'y avaient pas accès... c'est ça qu'il a regretté dans ses interventions. Le fond de la campagne c'est le projet de redressement national qu'il est le seul à porter.

François Fillon a appelé à la manifestation dans le calme dimanche au Trocadéro à Paris. Quel message doit véhiculer cette manifestation ?

C'est un message de soutien, un message que l'élection doit se tenir d'abord en respectant le choix des électeurs de la primaire. Et sur le fond, en abordant l'avenir et les enjeux de la France. Nous ça sera notre seul message lors de cette manifestation.

À lire aussi pour aller plus loin :

Le maire de Bourgoin-Jallieu, Vincent Chriqui, nommé directeur de campagne de François Fillon.

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