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Régionales dans les Hauts-de-France : "C'est l'acte 1 de la présidentielle", estime le chercheur Tristan Haute

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Par , France Bleu Picardie, France Bleu Nord

Les élections départementales et régionales sont prévues les 20 et 27 juin. On parle de la campagne dans les Hauts-de-France avec Tristan Haute, enseignant-chercheur en sciences politiques à l'université Picardie Jules Verne d'Amiens.

Dans un isoloir (illustration)
Dans un isoloir (illustration) © Radio France - Aurélie Lagain

Le vendredi 14 mai est le dernier jour pour s'inscrire sur les listes électorales. Si vous n'y êtes pas, vous ne pourrez pas voter aux prochains scrutins départementaux et régionaux prévus les 20 et 27 juin. Dans les Hauts-de-France la campagne des régionales bat son plein, avec de multiples rebondissements. Pour en parler, l'enseignant-chercheur en sciences politiques à l'université Picardie Jules Verne d'Amiens, Tristan Haute, était l'invité de France Bleu Picardie.

Ces régionales dans les Hauts-de-France préfigurent-elles ce qui pourrait se passer à l'échelle nationale lors de l'élection présidentielle l'an prochain ?

C'est ce qu'espèrent les différents candidats aux élections régionales. On est dans une situation où un certain nombre d'entre eux veulent faire de ce scrutin, un acte I de l’élection présidentielle de 2022 : Xavier Bertrand pour se servir d'une victoire comme tremplin, même chose pour le Rassemblement National, et dans le même temps la République en Marche essaie d'affaiblir Xavier Bertrand, en mettant des ministres dans la bataille.

Ce qui se passe chez nous, c'est un laboratoire de la politique nationale ?

Oui, mais ce n'est pas sans risque. Si la gauche échoue, le risque c'est que cette expérience se retourne contre cette idée. Cela pourrait légitimer des discours beaucoup plus individualistes et des départs séparés pour les différents candidats. Et si Xavier Bertrand ne parvient pas à remporter l'élection régionale, son ambition présidentielle sera anéantie.

Le favori pour l'instant dans les sondages c'est Xavier Bertrand. Il est talonné par le RN. Sébastien Chenu pourrait-il réussir là ou Marine Le Pen a échoué en 2015 ?

Il pourrait réussir là où Marine Le Pen a échoué en 2015, mais dans une configuration très particulière. Il faut à la fois que LREM parvienne à se maintenir au second tour, et que Xavier Betrand soit un peu plus faible qu'actuellement. On sait qu'il bénéficie d'une forte notoriété. Ce qu'on peut dire, c'est que le RN sera probablement plus faible qu'en 2015 du fait d'une moindre notoriété de Sébastien Chenu et du fait d'un contexte un peu moins favorable : 2015 c'était les attentats et la crise des migrants.

A quoi pourrait ressembler le front républicain cette fois si cela doit être le scénario au second tour ? En 2015 la gauche s'était totalement effacé au profit de Xavier Bertrand qui avait battu Marine Le Pen.

Il est peu probable qu'on assiste à la même situation qu'en 2015. Il est peu probable que la gauche se retire au second tour. Le RN est un peu moins menaçant. La gauche ne peut pas se permettre de se retirer au second tour, elle a besoin d'assurer une présence, même minimale, mais d'avoir un pied dans l'hémicycle. 

Peut-il y avoir un effet Dupont-Moretti dans la campagne ? On rappelle que le garde des sceaux mène la liste La République en Marche dans les Pas de Calais.

L'"effet ministre" risque d'être assez marginal à terme dans les intentions de vote. Ça aura peut-être plus d'effets sur la campagne, en permettant de médiatiser LREM. Laurent Pietraszewski, est assez peu connu, mais quand on rajoute Éric Dupond-Moretti, tout d'un coup les journalistes viennent... Ça va peut-être permettre de sécuriser un score à deux chiffres, mais guère plus, d'autant qu'Éric Dupond-Moretti n'a pas un ancrage local très solide.

Réécoutez l'invité de France Bleu Picardie matin

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