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Politique DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Philippe Gosselin, président des Républicains dans la Manche : "Personne n'a bien géré le mouvement des gilets jaunes"

lundi 7 janvier 2019 à 9:01 Par Katia Lautrou, France Bleu Cotentin

Avant de parler de l'actualité du parti en 2019, Philippe Gosselin est revenu ce lundi matin sur les manifestations des gilets jaunes ce week-end. Il était l'invité de France Bleu Cotentin.

Philippe Gosselin, le président des républicains dans la Manche
Philippe Gosselin, le président des républicains dans la Manche © Maxppp - Vincent Isore

Manche, France

De nouveaux actes de violences ce week-end ont émaillé les manifestations des gilets jaunes ce week-end. Pour Philippe Gosselin, le président des Républicains dans la Manche "un certain nombre de revendications des gilets jaunes tiennent la route mais il n'est pas question de cautionner la violence. On ne s'attaque pas impunément à des symboles de la République". 

Le président des Républicains qui reconnaît qu'il est "difficile d'avoir une vision complète du mouvement des gilets jaunes. Il est très divers en réalité. Dans la Manche il n'y a pas de problèmes particuliers, ici on n'a pas ces éléments de violences. Il faut aussi être à l'écoute mais je condamne très très clairement tout ce qui porte atteinte à la République.  La démocratie c'est trop sérieux pour comme ça se permettre une fois de temps en temps de se lâcher. On ne se lâche pas avec la République".    

Ce mouvement a-t-il été bien géré chez les Républicains ?

Les Républicains ont soutenu au début le mouvement des gilets jaunes avant de les appeler à rentrer chez eux après quelques semaines de blocage. "Vous savez aujourd'hui tout le monde est déstabilisé parce qu'encore une fois on a une partie des demandes des gilets jaunes qui ne sont pas hurluberlu, quand on entend des gilets jaunes qu'ils veulent vivre de leur travail , qu'il faut que l'assistanat diminue c'est quelque chose qui ne me paraît pas idiot. Mais en réalité personne n'a bien géré le mouvement des gilets jaunes pas plus que la majorité,  les socialistes ou les Républicains", estime Philippe Gosselin. 

Et le président des Républicains dans la Manche d'ajouter : "il y a ceux qui essayent de surfer dessus je pense à Le Pen à Mélenchon qui entretiennent une ambiguïté phénoménale. C'est compliqué parce qu'il n'y a pas un seul mouvement gilets jaunes mais des mouvements gilets jaunes. Et ça l'a été aussi pour Les Républicains je ne vous le cache pas". 

Je suis très préoccupé par les sondages des Européennes

Le mouvement des gilets jaunes fait vaciller l'exécutif, la popularité du chef de l'Etat et du premier ministre ne cessent de chuter mais dans l'opposition, tous n'en profitent pas. En cas de liste gilets jaunes Le parti Les Républicains est crédité de 8% d'intention de vote dans les sondages sur les européennes contre plus de 20% au Rassemblement national. 

"C'est très compliqué, je suis très préoccupé par ces sondages qui nous mettent à un niveau équivalent à des listes gilets jaunes talonné par Dupont-Aignan. 8% on en peut pas se satisfaire de ce score même si les choses peuvent bouger. Moi je veux croire à un sursaut de nos électeurs et à un sursaut démocratique. Aujourd'hui les électeurs sont complètement perturbés, ne savent plus où ils habitent parce qu'il y a beaucoup d'interrogations, y'en a aussi sur la majorité qui se cherche avec des points d'interrogations chez un certain nombre de nos collègues qui en savent plus trop s'ils doivent continuer la vie politique. Le grand Débat à venir sera l'occasion de mettre à plat tout cela", souligne Philippe Gosselin.  

La question du leadership de Laurent Wauquiez, est aussi posée. Sa personne semble avoir du mal à passer. Le départ d'Alain Juppé, est un signe supplémentaire des difficultés de rassembler le parti aujourd'hui. _"_Notre parti est encore convalescent soyons clair, ça été très dur il y a 18 mois avec l'élection présidentielle et la chute Fillon. Sans doute aussi pour certains se pose la question du chef. Est-ce-que le chef est le bon ? Mais pour le moment on ne change pas une équipe en cours de bataille et on ne va pas changer d'équipe de toutes façons avant les européennes. Certains vous dirons s'il faut boire le calice il faut aller jusqu'à la lie, moi je ne pense pas qu'il faille aller jusque là",  affirme Philippe Gosselin, le président des Républicains dans la Manche.