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"J'ai dit à mon fils, fais attention quand tu es contrôlé par la police" (Le député LREM Saïd Ahamada)

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Par , France Bleu Provence

Le député LREM de la 7e circonscription des Bouches-du-Rhône, Saïd Ahamada, demande le retrait de l'article 24 de la loi sur la sécurité globale. Il s'est abstenu lors du vote et sur France Bleu Provence il se dit aussi choqué par les violences policières de ces derniers jours.

Saïd Ahamada, député LREM, de la 7ème circonscription des Bouches-du-Rhône.
Saïd Ahamada, député LREM, de la 7ème circonscription des Bouches-du-Rhône. © Maxppp - Thomas Padilla

Il fait partie de la majorité parlementaire mais comme d'autres de ses collègues Saïd Ahamada, député des Bouches-du-Rhône, n'approuve pas le texte de loi sur la sécurité globale et plus précisément l'article 24. La semaine dernière, il a décidé de s'abstenir lors du vote et ce lundi matin sur France Bleu Provence il demande tout simplement que cet article soit retiré. 

"Cet article 24 est inutile et contre productif. Il y a déjà des lois existantes mais personne n'a su me dire pourquoi elles n'étaient pas appliquées. Je pense qu'il faut qu'on se pose les vraies questions de savoir pourquoi certains se permettent de s'attaquer à l'uniforme. Cet article ne permettra pas de mieux protéger les policiers." - Saïd Ahamada 

Le député de la 7e circonscription des Bouches-du-Rhône qui se dit également "plus que choqué" par les violences à l'encontre du producteur de musique Michel Zecler, tabassé par les forces de l'ordre. 

"J'en étais rendu à faire quelque chose que je ne me serais jamais cru capable de faire, c'est de dire à mon fils qui est âgé de 18 ans : fais attention lorsque tu es contrôlé par les forces de police. Ce qui au XXIe siècle, et moi en tant que député, me met hors de moi."

Et le député de poursuivre : "la question que je me suis posé en voyant ces images c'est de me dire "combien il y a t-il de Michel Zecler aujourd'hui en prison qui y sont parce qu'il n'y avait pas d'images pour les innocenter ?"

Pour Saïd Ahamada, aujourd'hui, le problème, c'est le doute, "je ne pense pas qu'il y ait une ou deux brebis galeuses. Il y a des interstices dans l'institution policière ce qui permet à des policiers de faire des fausses déclarations et de taper sur les personnes. Je suis noir et forcément j'ai mal quand je vois ça. 

Alors que faire ? Le député des Bouches-du-Rhône se dit favorable à rendre l'IGPN, l’inspection générale de la Police nationale, couramment surnommée "la police des polices" indépendante. 

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