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Jean-Christophe Angelini : "Moi, personne ne me dicte sa loi, donc je ne m'interdis rien"

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Par , France Bleu RCFM

La visite d'Emmanuel Macron, le bilan de la CDC, l'état de la majorité nationaliste, les territoriales de 2021... Jean-Christophe Angelini, invité de l'émission Vinti Minuti, a fait entendre sa différence. Sans taire ses propres ambitions.

Jean-Christophe Angelini s'est voulu "cash" dans l'émission Vinti Minuti
Jean-Christophe Angelini s'est voulu "cash" dans l'émission Vinti Minuti © Radio France - Michelle Castellani

Élu aux multiples casquettes, Jean-Christophe Angelini (maire de Porto Vecchio, président de la communauté de communes de l'Extrême-Sud, président de l'ADEC, de l'Office foncier, mais aussi leader du PNC) a fait sa rentrée politique sur RCFM. Un Jean-Christophe Angelini très offensif. Très critique aussi vis-à-vis des siens, les nationalistes, et de la majorité à laquelle il appartient. 

Au printemps prochain s'achèvera le premier mandat d'une majorité nationaliste à la tête de la collectivité de Corse, quel bilan tirez-vous ? 

"Une chose est certaine : les Corses nous reconnaissent une intégrité, une capacité de travail (...) mais ils constatent également des retards à l'allumage, des difficultés. Des problèmes, dont je dois dire sans langue de bois, qu'ils ne sont pas tous imputables à X ou à Y, ou à l'État. Je n'aime pas botter en touche, il faut d'abord que l'on regarde chez nous ce qui mérite d'être amélioré, abandonné, corrigé, et Dieu sait qu'il y a beaucoup de choses ! (...) Je suis nationaliste, mais il faut avoir une vision opérationnelle et pragmatique des enjeux et des sujets. Pas idéologique. Sur la question des déchets, c'est aussi une idéologie de penser qu'on va progresser dans ce pays en 2 ou 3 ans, alors que certains autres, plus avancés que nous, entre autres en matière de tri, ont avancé sur des temps plus long". 

Je n'aime pas botter en touche, il faut d'abord que l'on regarde chez nous ce qui mérite d'être amélioré, abandonné, corrigé, et Dieu sait qu'il y a beaucoup de choses !

Sur un plan plus général, du projet de société, estimez-vous qu'il y a rupture ?

"Il y a eu, oui, des évolutions notables dans la conduite du projet de société. Mais nous avons un problème, il faut qu'il soit connu (...) le problème c'est la cohésion de notre majorité, dont l'honnêteté commande de dire qu'elle a été très sérieusement mise à mal notamment lors des municipales. Je vis au milieu des Corses, des nationalistes, des gens qui par dizaines de milliers ont voté pour nous. Je ne suis pas dupe de ce qui se dit, de ce qui se pense. L'inquiétude est forte, et à mon avis fondée, quant à l'avenir de la majorité". 

Quelle Corse voulons-nous laisser à nos enfants ? Pour l'instant la majorité n'a pas répondu

"J'en profite pour lancer un appel au dialogue, pas d'appareils, pas entre Gilles, Jean-Guy et moi, on a besoin d'un dialogue entre formations politiques, entre militants, nous ne sommes pas hors sol. Quelle Corse voulons-nous laisser à nos enfants ? Pour l'instant la majorité n'a pas répondu. 

Depuis plusieurs années, d'aucuns vous prêtent l'ambition de vouloir tenter votre carte personnelle au plan régional, de vouloir  vous émanciper en quelque sorte, avec le PNC bien sûr et pourquoi pas d'autres soutiens, du leadership de Gilles Simeoni ? La territoriale de 2021 pourrait-elle en être l'occasion ?

Le temps est fini où une formation, y compris la mienne, allait dicter sa loi à l'ensemble de la majorité

"Je vais être cash. Moi je ne suis soumis à aucun leadership. Je ne dois rien à personne, et je considère que, politiquement, il y a loin de la coupe aux lèvres, y compris au sein de la majorité. On peut faire beaucoup mieux, donc on verra. Je ne peux pas vous dire maintenant que je conduirai ou pas une liste. Une chose est certaine : le temps est fini où une formation, y compris la mienne, allait dicter sa loi à l'ensemble de la majorité. Moi, personne ne me dicte sa loi, donc je ne m'interdis rien. Mais il est trop tôt aujourd'hui pour juger de la traduction politique de cette analyse". 

Jean-Christophe Angelini qui, malgré sa philippique, conclut l'émission en rappelant qu'il vient d'être élu maire de Porto Vecchio, et entend le rester jusqu'à la fin de son mandat.

Vinti Minuti avec Jean-Christophe Angelini, une émission à écouter ou réécouter dans son intégralité ici

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