Politique

Jacques Cresta : "Perpignan n'a ni queue ni Têt"

Par Cyrille Manière, France Bleu Roussillon vendredi 21 mars 2014 à 11:19

Jacques Cresta : "je sais pouvoir compter sur une coopération sans faille avec le département et la région"
Jacques Cresta : "je sais pouvoir compter sur une coopération sans faille avec le département et la région" © Radio France -Mariam El Kurdi

Devant 200 militants et aux côtés de Christian Bourquin, le candidat socialiste à la mairie de Perpignan a tenu son meeting d'avant premier tour. Même si les sondages le donnent largement battu, Jacques Cresta s'est attaqué au maire sortant et a clamé : "plus que jamais, l'avenir de Perpignan nous appartient".

Jacques Cresta n'a pas fini sa campagne du premier tour sur un show à l'américaine. La salle des Libertés était comble et bien remplie mais seulement 200 militants déjà convaincus sont venus écouter et applaudir les idées du candidat socialiste.

Aux côtés du président de Région Christian Bourquin , de la présidente du conseil général Hermeline Malherbe et de la députée Ségolène Neuville, Jacques Cresta et les socialistes ont voulu montrer une union sans faille. Une union confirmée par Christian Bourquin au micro : "voter lui c'est voter pour mo i".

Hermeline Malherbe, Christian Bourquin, Jacques Cresta et Ségolène Neuville - Radio France
Hermeline Malherbe, Christian Bourquin, Jacques Cresta et Ségolène Neuville © Radio France
Crédité de moins de 20% d'intentions de vote pour le premier tour, Jacques Cresta n'a pas montré de résignation devant les militants : "le résultat va réserver des surprises à bien du monde dès dimanche prochain (...) votre mobilisation est allée grandissante durant cette campagne. Je vous l’annonce, le 30 mars restera un jour particulier pour Perpignan. Le 30 mars sera le jour ou la droite a échoué "

"Pour que Perpignan ne soit plus la ville de l'échec"

Le  candidat s'est bien sûr montré très critique sur le bilan du maire sortant, maniant même l'ironie : "Je conduis la liste de la victoire. Pour que Perpignan ne soit plus la ville de l’échec, du repli, de la dette, une ville sans perspectives, sans projets ni direction. Une ville sans queue ni TET. Car la droite à la mairie a même réussi à perdre la TET mes amis. La TET plus personne ne la voit et pour cause, à l'abandon elle aussi comme tellement de choses à Perpignan ."

Les commerces, la culture, les aménagements du centre ville, les finances, les transports, la circulation... Jacques Cresta a fait de Jean-Marc Pujol sa cible numéro un  :

"A chaque rencontre, j’ai entendu les mêmes mots, vu les mêmes maux, le même désarroi, le même dépit et au bout du bout toujours le même rejet de la politique menée."

Jacques Cresta devant 200 militants - Radio France
Jacques Cresta devant 200 militants © Radio France
Sur les divisions à gauche et sur le Front National, le candidat socialiste a juste fait quelques allusions : "L'heure n'est pas non plus à la division des forces, des compétences et des énergies qui veulent redonner à Perpignan tout son éclat ! L'heure n'est pas enfin à une coupable résignation qui ouvrirait alors grand les portes à ce parti pour qui la haine et la peur sont le seul « Front de commerce  »"

"Le bus gratuit c'est du pouvoir d'achat en plus pour chaque Perpignanais"

Sur son programme, Jacques Cresta a bien sûr mis en avant son idée phare de rendre le bus gratuit : "le bus gratuit, c'est du pouvoir d'achat en plus pour chaque Perpignanais, c'est aussi une mobilité accessible à toutes et tous ".

Jacques Cresta : "le bus gratuit c'est la liberté"

Jacques Cresta a tenté de convaincre et de séduire des militants déjà acquis à sa cause en promettant plus de dialogue et de concertation lorsqu'il sera élu maire : "Cette campagne me permet aussi de vous dire que j’ai bien l’intention de vous rendre une ville qui vous a été confisquée ".

Les militants au meeting de Jacques Cresta : "ce qu'il dit, il le fera"

Dans une dernière et énième attaque à Jean-Marc Pujol :"les Perpignanais sont déterminés à vous déloger de la Place de la Loge ", Jacques Cresta s'est retiré sous les applaudissements des militants. "L'avenir est entre vos mains "... mais Jacques Cresta et les socialistes y croitent-ils vraiment encore ?

Reportage de Mariam El Kurdi au meeting de Jacques Cresta