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Dossier : Coronavirus Covid-19

Jauge de 5.000 places assises en festivals : "C'est le minimum syndical", selon le député LFI Loïc Prud'homme

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Par , France Bleu Gironde

La ministre de la Culture Roselyne Bachelot a annoncé jeudi que les festivals de cet été ne pourraient se tenir qu'avec une jauge maximale de 5.000 spectateurs, qui devraient rester assis. Le député La France insoumise de Gironde Loïc Prud'homme lui demande plus d'"efforts d'imagination".

Le député La France Insoumise Loïc Prud'homme
Le député La France Insoumise Loïc Prud'homme © Radio France - radiofrance

"Je pense que la ministre de la Culture peut faire quelques efforts d'imagination", ironise Loïc Prud'homme, député La France insoumise de la 3ème circonscription de la Gironde et invité de France Bleu Gironde vendredi 19 février. Roselyne Bachelot a reçu jeudi les organisateurs de festivals pour leur annoncer le protocole sanitaire en vigueur cet été : une jauge maximale de 5.000 spectateurs qui devront rester assis à bonne distance les uns des autres. "C'est vraiment le minimum syndical", estime le député. "Avec les Victoires de la musique cette année, on a vu que finalement on pouvait avoir des spectateurs dans la salle. Il faut adapter le protocole sanitaire pour que ces événements culturels aient lieu !"

"Je ne vois pas en quoi le Covid-19 est plus contagieux assis que debout", continue le député béglais. Il demande les "études scientifiques sur lesquelles se base la ministre pour nous dire qu'il est impossible de se tenir en extérieur avec des masques et des protocoles sanitaires". "Il y a peu de risques d'attraper le coronavirus par ces voies-là", affirme-t-il. "Je demande juste à Roselyne Bachelot de prendre aussi en compte la nécessité de tenir ces événements culturels. Ça participe à notre santé physique et mentale !"

"Un minimum d'humanité"

L.oïc Prud'homme a aussi réagi à l'évacuation, mercredi 11 février, du squat de "la zone libre" à Cenon. "On réclame un minimum d'humanité", explique-t-il, alors que 146 personnes ont été expulsées de leurs logements selon la préfecture. Une soixantaine ont accepté d'être relogées ailleurs dans la région. "Ce n'est pas en mettant la poussière sous le tapis ou en dispersant ces réfugiés et demandeurs d'asile qu'on règle ces problèmes", continue Loïc Prud'homme. "La préfète Buccio a déjà déployé ses talents à Calais et la situation n'est toujours pas réglée. On est en train d'étendre les arrêtés d'interdiction de distribution des aides alimentaires à ceux qui restent sur place. Donc on ne peut pas cautionner que ça se reproduise ici. Ça crée un émoi légitime dans la population."

La Rue Bordelaise, c'est une défaite en rase campagne pour un maire qui s'est fait élire sous une étiquette écologiste.

Sur le sujet de la Rue Bordelaise, qui doit sortir de terre d'ici 2028 entre la gare Saint-Jean et la Garonne, le député insoumis de la 3ème circonscription appelle Pierre Hurmic à "aller plus loin". Le maire écologiste, qui s'était prononcé contre lors de la précédente mandature, va finalement l'accepter, mais en revoyant le projet à la baisse. "Il doit le refuser", demande Loïc Prud'homme. "C'est le symbole de la société de l'hyperconsommation qui nous met aujourd'hui devant un mur climatique et environnemental. On ne peut pas accepter de privatiser 30 000 mètres carrés pour y faire un temple de la consommation". 

"C'est une défaite en rase campagne pour le maire, qui s'est fait élire sous une étiquette écologiste", développe-t-il. "On ne peut pas accepter de ne pas désarmer l'action politique en disant qu'on y peut rien parce que ça a été signé avant. Il y a des moyens légaux qui existent, des moyens de pression politique. Il faut arrêter de courber l'échine et de renoncer face aux promoteurs immobiliers."

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