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"Je suis passionné" : Alain Rousset, président de la Nouvelle-Aquitaine, candidat à un cinquième mandat

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Par , France Bleu Gironde

Il a annoncé, ce mardi, sa candidature à sa propre succession à la tête de la région Nouvelle-Aquitaine. Le président socialiste du conseil régional Alain Rousset était l'invité de France Bleu Gironde ce mercredi. Et ce cinquième mandat ne sera pas celui de trop, assure-t-il.

Le président de la région Nouvelle-Aquitaine Alain Rousset était l'invité de France Bleu Gironde ce mercredi.
Le président de la région Nouvelle-Aquitaine Alain Rousset était l'invité de France Bleu Gironde ce mercredi. © Radio France - Thomas Coignac

Après l'annonce en grande pompe de sa candidature ce mardi, le président de la région Nouvelle-Aquitaine Alain Rousset était l'invité de France Bleu Gironde, ce mercredi. Pour expliquer pourquoi, à 70 ans, il se relance dans la bataille des régionales, les 20 et 27 juin prochain. Et faire le bilan de son dernier mandat, le premier à la tête de la "grande région". 

Vous êtes depuis 23 ans à la tête de la région Aquitaine, puis Nouvelle-Aquitaine. Est-ce qu'à un moment, vous êtes dit avant de vous lancer, il ne faudrait pas que ce soit le mandat de trop ? 

Oui, bien sûr. Je me suis posé trois questions. La première question, ne l'oublions pas, on a créé une nouvelle région. Est-ce que c'est une réussite ? Parce qu'il y a eu des inquiétudes. Est-ce que le nombre d'emplois du conseil régional à Limoges, à Poitiers, n'allaient pas être centralisés à Bordeaux ? Est-ce que la puissance de feu de la nouvelle région va jouer pour le Limousin et Poitou-Charentes? La réponse est oui. Je prendrai deux exemples. Ce qu'on est en train de créer sur Saintes : reconquérir les friches industrielles de la SNCF pour en faire un campus national et européen sur le ferroviaire. Et puis, le lycée de Felletin, qui est le lycée des maçons de la Creuse, qui aurait dû fermer. On y injecte 46 millions d'euros pour en faire un lycée du bâtiment, la deuxième. 

La deuxième question que je me suis posée, "Est-ce que tu as toujours de l'envie et des projets ?" Il y en a mille. Et je me suis posé la question, "Et toi, t'as des petits-enfants, très jeunes, t'aimes la pêche à la truite, ton jardin. Est-ce que t'as encore envie ? Est-ce que tu as cette passion ?" Et moi, je suis passionné. L'histoire de la région, c'est mon histoire professionnelle. Je me suis beaucoup occupé d'entreprises à un moment donné. Et puis, il y a cette volonté de rassemblement. Moi, je ne suis pas un diviseur. J'essaye de rassembler.

Autour de vous, dans votre équipe, dans la région, il n'y avait pas d'autre socialiste susceptible de porter ce flambeau ?  

Matthias Fekl, un de mes amis, qui a eu une carrière ministérielle a souhaité avoir une autre trajectoire, mais il est évident qu'il faut que j'y pense. Donc bâtir une nouvelle équipe très renouvelée. Hier [mardi], lorsque j'ai présenté cette candidature, il y avait un jeune du Pays basque, talentueux, qui a créé une association sur l'ascenseur social. C'est une pépite pour demain. 

Sur le contexte judiciaire, un de vos anciens collaborateurs, David Angevin a déposé au mois de mars une plainte contre X pour détournement de fonds publics. Il vous accuse d'avoir détourné les moyens de la région lors de la campagne de 2015. Est-ce que cette plainte vous inquiète ?  

Non, parce que c'est grotesque. D'abord, ce personnage a été licencié pour faute professionnelle, pour insuffisance professionnelle. Pourtant, on lui a donné des chances, on l'a sorti de la galère. Il a voulu faire chanter l'institution régionale. Il ne s'est pas intéressé à la région. J'attends de voir la plainte. Que me reproche-t-il ? Que nous reproche-t-il ? Qu'un certain nombre de collaborateurs du cabinet, qui sont des collaborateurs politiques aient aussi participé par des idées à la campagne. Est-ce qu'en dehors de votre temps de travail, vous n'avez pas le droit d'être militant politique ou militant syndical ? C'est mettre en cause la démocratie.

*NB : David Angevin tient à faire savoir qu'il conteste formellement la façon dont les faits et ses intentions sont présentés par Alain Rousset, président de la région.

Le contexte politique est radicalement différent puisque cette fois, vous allez voir des poids lourds de la région en face de vous.  

(il interrompt) Vous savez, j'ai eu François Bayrou, j'en ai eu beaucoup (rires). 

Vous allez à nouveau en avoir d'autres, Geneviève Darrieussecq pour La République en marche, Nicolas Florian pour Les Républicains, votre vice-président Nicolas Thierry pour EELV. Est-ce que vous vous sentez en danger cette fois ?

Je suis serein. N'oublions pas que les deux dernières élections aussi, je pouvais apparaître en danger. Dans cette élection, je pars avec cette co-construction que j'ai faite pour les politiques régionales, pour arrêter tout saupoudrage, tout clientélisme, avec des choses très claires. Les politiques régionales ont été construites avec les agriculteurs, co-construites avec les entreprises, le monde de la recherche, le monde de la santé. Je crois que l'on gagne une élection à la fois sur le contact humain qu'on a su établir, avec le bilan aussi. 

Et puis avec les projets. Je reprenais hier [mardi] cette phrase de Baudelaire que je trouve magnifique, en la détournant peut-être. "J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans". "J'ai plus de projets que si j'avais plusieurs mandats à faire". Et puis, je sens venir du terrain une vraie mobilisation. On accompagne 2 600 entreprises par an. La Nouvelle-Aquitaine est devenue la région la plus attractive de France sur le plan de l'emploi. Or, le premier défi que je vais avoir à relever, ce sera celui de la sortie de crise sanitaire. Comment créer des entreprises et des emplois? Comment on diversifie les activités, notamment de la sous-traitance aéronautique ? Cette région est la première région agricole d'Europe. 

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