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Politique

Jean-Guy Talamoni veut "taxer fortement" les résidences secondaires des non-Corses

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Par , France Bleu RCFM, France Bleu

S'il n'abandonne pas l'idée d'un statut de résident obligatoire pour devenir propriétaire en Corse, Jean-Guy Talamoni met sur la table de nouvelles propositions visant à lutter contre la flambée des prix de l'immobilier dans l'île.

Jean-Guy Talamoni, président de l'Assemblée de Corse
Jean-Guy Talamoni, président de l'Assemblée de Corse © Maxppp - Maxppp

Corse, France

"Les Corses sont mécaniquement chassés de chez eux par la force de l'argent". C'est en tout cas le tableau que dresse le président de l'Assemblée de Corse, entouré de conseillers territoriaux du groupe Corsica Libera. Jean-Guy Talamoni s'appuie sur  l'augmentation de 138% des prix du foncier dans l'île en sept ans, ainsi que sur le fait qu'en 2017, si l'on rapporte au nombre d'habitants, on a construit deux fois plus en Corse qu'en île-de-France.  

Taxer les résidences secondaires qui n'appartiennent pas à des Corses

Afin de lutter contre cette "dépossession foncière", Jean-Guy Talamoni souhaite l'organisation d'un débat public à l'Assemblée de Corse. Pour lui, le statut de résident reste la meilleure solution. Toutefois, compte tenu de la fin de non-recevoir à laquelle se heurte cette proposition, il faut imaginer de nouvelles mesures complémentaires, comme une taxation importante des résidences secondaires, à condition qu'elles n'appartiennent pas à des Corses.

"Nous avons souvent entendu, y compris de la part de représentants du gouvernement, qu'il fallait mettre en avant la piste de la fiscalité, c'est à dire sur-taxer les résidences secondaires. Évidemment cela peut être une possibilité, mais encore faut-il pouvoir différencier les résidences secondaires spéculatives, des résidences secondaires patrimoniales, c'est à dire celles des Corses qui ont une maison au village. On ne peut pas imaginer taxer ce type de résidences secondaires, et nous proposons donc une résidence administrative et fiscale qui ferait la différence."

Jean-Guy Talamoni, président de l'Assemblée de Corse

En parallèle, Jean-Guy Talamoni et Corsica Libera proposent de prendre exemple sur d'autres statuts de résidents existants en Europe, comme celui de la région de "Bolzano", en Italie.

Est-ce légal de taxer seulement les non-Corses ?

La réponse est oui pour Corsica Libera. Selon les indépendantistes, cette distinction peut se faire dans le cadre de la loi française, via la notion de "centre des intérêts matériels et moraux" qui existe déjà en Outre-mer, et qui a été validée par le Conseil d'État depuis 1981. Le but, ne pas pénaliser les Corses de la diaspora, comme le détaille Petru-Antò Tomasi, le président du groupe Corsica Libera à l'Assemblée de Corse. "Vous avez une liste de critères. Par exemple, le fait d'avoir des parents ou grands-parents qui sont nés ou qui ont leurs sépultures en Corse, ou encore, d'avoir effectué sa scolarité obligatoire dans l'île. Il y a un certain nombre de critères qui existent déjà dans le droit français, notamment pour les fonctionnaires d'Outre-mer, et qui permettent de réintégrer ces personnes dans le dispositif."

Petru-Antò Tomasi, président du groupe Corsica Libera à l'Assemblée de Corse

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