Politique

Jean-Jacques Urvoas, le monsieur Sécurité du PS à???

Par Typhaine Morin, France Bleu Armorique et France Bleu Breizh Izel mardi 1 avril 2014 à 16:45

Jean-Jacques Urvoas et Manuel Valls, en janvier 2014
Jean-Jacques Urvoas et Manuel Valls, en janvier 2014 © Xavier de Torres/Maxppp

Né le 19 septembre 1959 à Brest (Finistère), il est depuis 2007 député de la première circonscription du Finistère. Après l’élection de François Hollande en 2012, il a été élu président de la commission des lois à l’Assemblée nationale.

A 55 ans, Jean-Jacques Urvoas fait son entrée dans le gouvernement de Manuel Valls. Et dans le Finistère, il fait plutôt l'unanimité. "JJU" a la réputation d'être accessible et un infatigable travailleur. Des qualités également reconnues par ses pairs à l'Assemblée nationale, quelques soient leurs bords politiques. Juriste et universitaire, Jean-Jacques Urvoas tient un blog qui est très fréquemment alimenté. Il y livre son analyse sur des faits politiques, des dossiers pointus ou des textes de lois. Actif également sur Twitter, où il compte plus de 15.000 abonnés, le nouveau ministre XXXXX est un homme connecté.

 

Jean-Jacques Urvoas adhère au Parti socialiste en 1977. Assistant parlementaire de Bernard Poignant de 1984 et 1986. En 1989, il suit le nouveau maire de Quimper et devient son directeur de cabinet. En 1998, il quitte ses fonctions politiques pour devenir maître de conférence en droit public à l’Université de Bretagne occidentale, jusqu’en 2007. Cette année-là, il est élu député du Finistère.

A l’Assemblée nationale, il s’investit dans plusieurs dossiers chauds : le débat sur le mariage pour tous ou le contrôle des services de renseignement.

En Bretagne, le député propose la création d’une Assemblée unique de Bretagne regroupant conseils généraux et conseil régional. Il défend aussi la langue bretonne au niveau européen, et a été l’un des moteurs pour que la proposition de loi autorisant la ratification de la Charte européenne des langues régionales soit votée par les députés.

Parallèlement, il reste investi dans le Parti socialiste. Premier secrétaire de la fédération du PS dans le Finistère de 2000 à 2008, Martine Aubry le nomme, en 2009, monsieur "Sécurité" au conseil national du PS. Il publie alors un ouvrage de référence sur la sécurité : 11 propositions choc pour rétablir la sécurité . Il proposait le désarmement des polices municipales, la régionalisation de la police, ou encore la fusion des ministères de la Justice et de l'Intérieur.