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Politique

Jean Lassalle : "J'ai pris une taule" à l'élection présidentielle

Jean Lassalle a recueilli 1,2% des voix au premier tour de l'élection présidentielle. Dans les Pyrénées-Atlantiques, il a obtenu 7,55% des suffrages. Le député basco-béarnais était l'invité de France Bleu Béarn ce mardi matin.

Jean Lassalle a obtenu 1.21% des voix en France, 7.55% dans les Pyrénées-Atlantiques
Jean Lassalle a obtenu 1.21% des voix en France, 7.55% dans les Pyrénées-Atlantiques © Radio France - Mathias Kern

Lourdios-Ichère, France

De la campagne de Jean Lassalle, certains retiendront ses petites phrases, comme "Maman a mis huit jours à me mettre au monde, je n'ai jamais rattrapé ce retard", ou encore "ils vont tous vous b***, votez pour moi". D'autres se souviendront de son amour du terroir, détaillé dans son livre-programme Un berger à l'Elysée. D'autres encore de la tristesse de sa mère, Marie Lassalle, à l'annonce des résultats dimanche soir. Elle disait alors au micro de France Bleu Béarn : "il est honnête, Dieu veuille que les autres le soient aussi".

"Quand on fait 1,2%, on ne peut pas dire qu'on est heureux"

Ce mardi matin, Jean Lassalle fait le point sur sa fin de campagne, et commence par remercier tous ceux qui lui ont fait confiance. Tout en admettant son échec : "quand on prend 1,2%, on ne peut pas dire sans pratiquer une langue de bois décidément inoxydable qu'on est heureux. Non, je prends la mesure de la taule que j'ai prise mais je veux dire que je suis très reconnaissant aux compatriotes du Pays Basque et du Béarn de m'avoir accompagné comme ils l'ont fait, parce que c'est quand même formidable ce qu'ils ont fait, dans un tel contexte. Et j'ai vraiment été touché."

"Le temps du bilan viendra"

Le député basco-béarnais assure avoir beaucoup appris pendant cette campagne, même si cela s'est parfois fait à ses dépends. "J'ai gagné en compréhension, explique-t-il, je pensais connaitre notre système, notre pays, honnêtement je pense faire partie des candidats qui connaissent actuellement le mieux notre pays. Mais je ne pensais pas que c'était aussi dégradé. Je ne dis pas ça parce que j'ai pris une taule, je l'ai dit tout au long de la campagne, les rares fois où j'ai pu me faire entendre et notamment les 15 derniers jours. Mais le temps du bilan viendra, je pense que d'une manière générale, sans apparaître présomptueux, j'ai fait un petit peu bouger les lignes. Je me suis rendu compte qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas quand les sondages d'opinion me mettaient systématiquement le même nombre. Quand on passe un an avec quelqu'un qui est le député le plus connu de France, sans lui tendre un micro si ce n'est pour le fracasser..."

"Plaie d'argent n'est pas mortelle"

Le financement de sa campagne a été un vrai problème, Jean Lassalle et son équipe ont tout fait pour limiter les coûts. Chez eux, pas de location de grande salle, et le candidat passait souvent la nuit chez l"habitant quand il était en déplacement. Malgré tout, il y a tout de même des frais. Et il est bien en dessous des 5% qui lui permettraient le remboursement de ses frais de campagne."Je pense que je vais m''en sortir explique Jean Lassalle. C'est surtout avant, dans la pré- campagne, on ne sait pas comment faire, c'est là que j'ai dépensé le plus d'argent et on ne peut pas le récupérer. Et puis plaie d'argent n'est pas mortelle, quand on est animé par cette foi, cet idéal que j'ai eu. J'ai vraiment voulu rendre un service, porter ma contribution, la réflexion d'un pays qui est à la croisée des chemins. Il suffit de voir le résultat."

Macron ou Le Pen ? "Je dirai après ce que je vais faire"

Pour l'instant, Jean Lassalle n'appelle pas à faire barrage au Front national le 7 mai. Il annoncera son vote, mais pas tout de suite car "je dois, dit-il, réunir l'équipe qui m'a soutenu, et je dirai après officiellement ce que je vais faire. Tout ça fait partie d'un système pipé. Le Front national est une création largement amplifiée par François Mitterrand dans les années 80, repris par la droite. C'est la variable d'ajustement maintenant, c'est à qui fera le plus peur".

"Pour les législatives, je prends le temps de la réflexion"

Le député basco-béarnais ne sait pas encore s'il se représentera : "Quand on a pris une taule comme je viens de prendre, quand on est respectueux du peuple, on doit prendre le temps de la réflexion. On m'accuse souvent de prendre des décisions à l'emporte-pièces. Vous qui me connaissez bien, vous savez que ce n'est pas le cas. Je réfléchis toujours quand je fais quelque chose. Ce dont j'ai surtout besoin, c'est d'avoir l'envie**".**

Il doit encore réfléchir donc, et consulter ses proches. Car, ajoute-t-il, "on ne peut pas mentir à France Bleu Béarn, c'est chez moi, c'est chez nous. Je suis heureux parce que je suis bien dans ma tête, je suis serein et je vais pouvoir conduire cette réflexion très sereinement en famille avec mon fils, mon frère. Ce sera dans les jours qui viennent. Suffisamment tôt pour que, si je dois y aller, je puisse le faire dans les meilleures conditions possibles. Il faut que je vois si c'est arithmétiquement possible. Et même si ça ne l'était pas, ce n'est pas ça qui m'a arrêté dans le passé. Et si je n'y vais pas il faut que ceux qui s'apprêtent à y aller puissent le faire en sachant qu'il n'y a pas de problème Lassalle".

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