Politique

Jean-Luc Mélenchon à Florange: "Ici on vient pour se désespérer ou pour reprendre courage"

Par Cécile Soulé, France Bleu Lorraine Nord et France Bleu vendredi 20 janvier 2017 à 11:30

Jean-Luc Mélenchon en meeting à la Passerelle de Florange, ici dans le hall de la salle
Jean-Luc Mélenchon en meeting à la Passerelle de Florange, ici dans le hall de la salle © Maxppp - Philippe Neu

Le candidat de la France insoumise était en meeting ce jeudi soir à La Passerelle à Florange. Il n'y avait pas assez de place pour accueillir tous les spectateurs à l'intérieur de la salle. Pour Jean-Luc Mélenchon, Florange est un passage obligé des candidats à la présidentielle.

Il n'y avait pas assez de place pour accueillir tout le monde à l'intérieur, ce jeudi soir, au meeting de Jean-Luc Mélenchon, à La Passerellle à Florange (442 places assises). Mille personnes ont fait le déplacement. Le candidat de la France insoumise, à la gauche de la gauche de l'échiquier politique, a donc fait son discours en trois temps, d'abord dehors (avec ceux qui n'ont pas pu entrer), puis dans le hall et enfin dans la salle. Délocalisation, protectionnisme social, écologie et éducation sont les grands thèmes qu'il développe, avec un soutien appuyé jeudi soir aux lycées professionnels.

Parler avec des hommes qui ont une expérience de cette nature, c'est passionnant"

Avant son meeting, Jean-Luc Mélenchon a rencontré une délégation de syndicalistes d'ArcelorMittal Florange (CGT et CFDT). Ce n'est pas le premier à passer par Florange, passage obligé des candidats à la présidentielle. Mais avant lui, les autres ont souvent fait des promesses et des déçus.

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Alors comment faire pour ne pas tomber dans les mêmes travers ? Jean-Luc Mélenchon a sa méthode: "Ici, on vient pour se désespérer ou pour reprendre courage. Parler avec des hommes qui ont une expérience et une technicité professionnelle de cette nature, c'est passionnant (...) Il y a quelque chose qui est sain dans ce type d'échange : pas une fois, les personnes qui étaient en face de moi m'ont fait l'effet d'être des victimes éplorées, gémissant sur leur sort, ça a plutôt été une discussion assez hardie et audacieuse".

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