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Politique

Jean-Luc Moudenc, le maire LR de Toulouse, revendique son indépendance

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Par , France Bleu Occitanie

Pas encore officiellement candidat aux municipales de 2020, le maire de Toulouse entretient un suspense bien maigre et veut se positionner au-dessus des partis, le sien (LR) et celui qui le drague ouvertement (LREM). Tout en tapant davantage sur les Verts, que sur l'ancien maire socialiste.

Jean-Luc Moudenc ne se positionnera pour les municipales qu'à l'automne.
Jean-Luc Moudenc ne se positionnera pour les municipales qu'à l'automne. © Radio France - Bénédicte Dupont

Toulouse, France

Dans sa première conférence de presse de bilan des cinq ans de mandat, dans la Maison de la Citoyenneté de Saint-Cyprien, Jean-Luc Moudenc a voulu démontrer qu'il avait mieux fait que l'équipe précédente. Avec deux axes de réflexion : le pragmatisme et non le dogmatisme; et l'effort réalisé au profit des quartiers (90% des investissements réalisés en dehors de l'hypercentre).

Mieux que les socialistes, mieux que les Verts surtout

Face à la "remise à plat" et une forme d'inertie revendiquée par l'équipe Cohen au début du mandat 2008-2014, Jean-Luc Moudenc affirme quant à lui avoir agi. Mieux, avoir même continué l'action de son prédécesseur lorsque celle-ci avait eu le soutien de la droite et du centre. À la logique politicienne et aux jeux des partis, il oppose une forme de pragmatisme agissant. Et de citer ce qui lui apparaît comme des "progrès" au regard de ce qui avait été entrepris jusque là : la concertation sur les projets avec deux fois plus de réunions dans les quartiers entre 2015 et 2018 que sur le mandat précédent; le nombre de crèches créées (objectif des 1.000 places bientôt atteint); le nombre d'écoles construites (10); les investissements dans les transports en commun, dans les routes, dans les piscines, dans les espaces verts; les démantèlements de squats et de bidonvilles.

Les Verts, adversaires N°1? Gare à l'illusion d'optique. Ils ont été aux responsabilités déjà ici, ça n'est pas tout de faire croire qu'ils viennent d'éclore. Quant aux résultats électoraux, n'oublions pas qu'ils font de bons scores aux européennes, mais ne décollent pas aux municipales. Regardez 2014. — Jean-Luc Moudenc

Jean-Luc Moudenc en profite pour tacler l'équipe précédente certes, mais surtout les Verts, partenaires du maire socialiste Pierre Cohen.  Les Verts qui n'ont pas voulu investir dans les équipements routiers parce "trop enfermés dans des carcans politiques"; des Verts qui donnent des leçons de nature en ville alors qu'ils n'on pratiqué qu'une politique des "herbes folles" en matière d'espace verts. Les écologistes qui ont obtenu plus de 21% lors des élections européennes dans la Ville Rose fin mai. Sont-ils devenus les adversaires à abattre? Non, répond l'édile. "Les résultats des élections européennes n'ont rien à voir avec les municipales. Gare aux illusions d'optique. Et gardons la mémoire fraîche : en 2014, les Verts obtiennent 17% aux élections européennes à Toulouse. Deux mois avant, ils ne dépassaient pas 7% aux municipales".

LR, LREM, les municipales 2020 : l'art de l'esquive

Ce qui intéresse surtout les observateurs politiques, c'est de savoir si Jean-Luc Moudenc se re-présente. Ou plutôt, quand va t-il annoncer qu'il est candidat. Le principal concerné élude la question. "Il est beaucoup trop tôt, j'ai encore du travail à terminer, je veux m'y concentrer pleinement". Celui qui aura 59 ans en juillet a prévenu, il ne se prononcera que "dans quelques mois". Un faux suspense, quand la vraie interrogation tourne autour de son étiquette et ses partenaires. Jean-Luc Moudenc est toujours encarté aux Républicains mais il a lâché ses fonctions nationales au parti peu de temps après son retour au Capitole. L'ancien patron de l'UMP en Haute-Garonne ne veut pas commenter ce qui se passe chez les Républicains, ça ne l’intéresse pas. Pas plus que les approches d'En Marche. Le maire de Toulouse ne fait pas partie des signataires de la tribune des maires de droite qui soutiennent Emmanuel Macron. S'il associe volontiers les cinq élus LREM de sa majorité à son action, il ne s'aventure pas à évoquer une alliance l'an prochain. "Je veux faire mes choix librement. Et qui me connait bien sait que ce n'est pas en me forçant la main qu'on obtiendra ce que l'on cherche."