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Politique

Jean-Marc Gabouty, sénateur UDI de la Haute-Vienne, soutient Emmanuel Macron

lundi 27 mars 2017 à 11:10 Par Fabienne Joigneault, France Bleu Limousin

Au lendemain d'une tribune publiée par 10 sénateurs (9 UDI et 1 écologiste), en soutien au candidat d'En Marche, le haut-viennois Jean-Marc Gabouty, un des signataires, était l'invité de France Bleu Limousin. Pour lui, Emmanuel Macron peut rassembler largement, pas François Fillon.

Jean-Marc Gabouty dénonce "une forme d'imposture" de la part de François Fillon
Jean-Marc Gabouty dénonce "une forme d'imposture" de la part de François Fillon © Radio France - Françoise Pain

Limoges, France

Il est l'un des 9 sénateurs centristes qui ont signé une tribune en soutien à Emmanuel Macron dans le JDD. Le haut-viennois Jean-Marc Gabouty estime que le candidat d'En Marche est le seul à pouvoir rassembler largement. C'est aussi un désaveu de François Fillon, pour cause d'éthique, et une rupture par rapport à l'accord électoral entre LR et l'UDI. Jean-Marc Gabouty s'est expliqué ce lundi matin sur France Bleu Limousin.

Votre décision, c'est une adhésion au programme d'Emmanuel Macron ou une condamnation de François Fillon ?

On ne fera pas une vie politique parfaite, mais on a besoin de réintroduire des règles strictes, de l'éthique. Et ça vaut pour tout le monde. Oui, c'est une condamnation des errements de François Fillon, si les sympathisants de droite avaient connu ce visage de François Fillon au moment de la primaire, il n'aurait jamais été désigné. Il y a là une forme d'imposture. Sur le plan économique, il y a une bonne orientation, et Emmanuel Macron représente un dynamisme, un regard tourné vers le monde et vers l'avenir. Il faut cet entraînement pour ramener la confiance et ramener notre pays dans un cycle vertueux vers la croissance.

L'UDI appelle à soutenir François Fillon, vous ne respectez pas l'accord alors que vous êtes président de l'UDI départementale...

On ne peut pas toujours faire passer les intérêts de parti et les accords électoraux au-dessus de la recherche d'éthique et de ses convictions profondes. Je suis certain que mon choix est partagé par un grand nombre de militants et d'élus UDI... et même Républicains. Donc je me mets en congé de la présidence de l'UDI en Haute-Vienne. C'est un choix que d'autres auraient pu faire, ce n'est pas facile. Lorsque cet accord a été validé, certains n'ont pas levé la main, ni pour ni contre !

Mais que ferez-vous si au final, c'est François Fillon qui est au second tour ?

J'appellerais à voter pour lui, je ne le soutiendrais pas. Mais contre Marine Le Pen, on est obligé d'aller vers quelque-chose de très large.

Il y a un accord UDI-LR pour les législatives qui prévoit de réserver plus de 90 circonscriptions réservées à l'UDI, dont une en Haute-Vienne. Est-ce que votre prise de position le remet en cause ?

Non. Mais cet accord a été conclu dans l'hypothèse d'une victoire de François Fillon. Si c'est pas lui, soit il fait un score très proche de celui d'Emmanuel Macron, et on peut envisager une majorité, soit il est largement décroché, et à ce moment-là il faut envisager une nouvelle majorité largement élargie. Mais je crois qu'elle est nécessaire quel que soit le candidat. Parce que aujourd'hui, les voix de Fillon + celles de Macron, ça ne représente pas plus de 45%. On ne peut pas gouverner la France avec 22%. Jacques Chirac l'a fait en 2002 mais avec un score 82 à 18 face à Jean-Marie Le Pen : ça ne sera pas la même chose cette fois. Donc j'appelle à un large gouvernement d'union nationale, comme savent le faire les Allemands, qui irait des socio-démocrates issus du PS jusqu'à un certain nombre de Républicains, en passant par les centristes. Je crois que ça serait vraiment une solution pour notre pays. Et ce rassemblement, Alain Juppé aurait pu le faire, Emmanuel Macron peut sans doute le faire, mais pas François Fillon.

Ecoutez ou podcaster l'invité de 8h20 sur le site francebleu.fr