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Politique

Jean-Philippe Grand : "Je suis peut-être le candidat naturel de la gauche pour les municipales à Orléans"

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Par , France Bleu Orléans

Cette fois-ci, c'est clair : l'écologiste Jean-Philippe Grand annonce qu'il veut conduire la liste de gauche aux municipales de 2020 à Orléans. Il appelle ceux qui le souhaitent à le rejoindre "très vite", en sortant de la logique des accords partisans, pour une liste "fin novembre".

"Ce serait hypocrite de dire que je réfléchis encore à être ou non tête de liste" - Jean-Philippe Grand
"Ce serait hypocrite de dire que je réfléchis encore à être ou non tête de liste" - Jean-Philippe Grand © Radio France - François Guéroult

Orléans, France

A 52 ans, et à 9 mois du scrutin, l'écologiste Jean-Philippe Grand ne se cache plus : le conseiller municipal (EELV), invité ce lundi soir de "Controverse", revendique clairement la tête de liste à gauche pour les élections municipales à Orléans. Une liste de rassemblement - "aucune porte n'est fermée" - avec des gens qui travaillent - "et non pas imposés par des partis" - et autour du développement durable - "appuyé sur 3 piliers : économique, sociétal et environnemental".

Si Jean-Philippe Grand se sent pousser les ailes, c'est en partie en raison du très bon score d'Europe Ecologie les Verts aux élections européennes le 26 mai dernier : 16% à Orléans. Même s'il se garde de tout triomphalisme : "Le scrutin européen a souvent été favorable aux écologistes, et on a souvent fait un "yoyo" après, moi je n'arrive pas aujourd'hui en disant "ça y est, maintenant l'écologie a gagné !" Je ne suis pas dans le triomphalisme, mais sur ce socle-là, sur le socle de nos idées qui sont aujourd'hui largement partagées, on doit pouvoir construire des alternatives au niveau local." A condition de surmonter une faiblesse : le faible ancrage populaire du vote écologiste. "Il y a un vrai problème là-dessus, analyse Jean-Philippe Grand, c'est la raison pour laquelle, à partir de septembre, on ira à la rencontre de tous les Orléanais, et en particulier ceux qui se sentent éloignés de ce vote écologiste, pour leur démontrer que notre modèle de développement durable pourra aussi leur permettre d'aller mieux dans leur quotidien." Une première partie à écouter ici :

1ère partie : les leçons des européennes pour EELV

Les accord d'appareil, c'est quelque chose qu'il faut fuir"

"Mais je n'ai pas attendu le résultat des européennes pour travailler aux municipales, insiste Jean-Philippe Grand, qui rappelle qu'il a lancé une démarche participative pour construire un projet dès la fin 2017. Nous sommes aujourd'hui une cinquantaine de personnes à travailler sur ce projet, et plus de 200 personnes qui nous suivent sur notre blog ddorleans.org ." Il reste maintenant à rassembler au-delà de cette équipe : "Il faut rassembler en particulier des militants et des sympathisants de tous les partis de gauche, en ne fermant la porte à personne. Mais il y a une chose que j'ai bien précisée dès le départ, et c'est vraiment le point sur lequel je ne lâcherai pas : de toute façon, ne seront sur la liste que ceux qui auront travaillé au projet  - qui y travaillent depuis des mois ou qui y travailleront d'ici la fin novembre, car _c'est fin novembre qu'on présentera notre liste_. Mais cela se fera en-dehors de toute contingence partisane : les accords d'appareils qui imposeraient des noms sur la liste, c'est quelque chose qu'il faut fuir."

Jusqu'où peut aller ce rassemblement ? Jean-Philippe Grand écarte toute idée de rapprochement avec Serge Grouard, l'ancien maire LR d'Orléans, converti désormais au développement durable : "Il tient ce discours depuis de nombreuses années, mais les actes ne sont pas là. Un exemple : quels sont les deux seuls bâtiments publics d'Orléans à énergie positive (c'est-à-dire qui produisent davantage d'énergie qu'ils n'en consomment) ? Ce sont les lycées Jean Zay et Voltaire. Pourquoi ? Parce que c'est une compétence de la Région, et que j'ai cette délégation à la Région." Mais Jean-Philippe Grand exclut aussi une alliance avec la République en Marche. Une deuxième partie à retrouver ici :

2ème partie : les alliances pour les municipales 2020 à Orléans

A 52 ans, Jean-Philippe Grand estime qu'il a suffisamment d'expérience pour pouvoir prétendre incarner un projet municipal à Orléans - Radio France
A 52 ans, Jean-Philippe Grand estime qu'il a suffisamment d'expérience pour pouvoir prétendre incarner un projet municipal à Orléans © Radio France - François Guéroult

Tête de liste ou pas : je ne vais pas faire semblant"

Comme le veut la tradition dans "Controverse", Jean-Philippe Grand a ensuite réagi aux trois voix-mystères à identifier. Nous avions choisi cette fois  : David Cormand, le secrétaire national EELV ; Germain Castano, le coach de l'OLB ; Jean-Pierre Sueur, le sénateur PS du Loiret.

  1. Sur David Cormand venu à St Denis-de-l'Hôtel en avril dernier dénoncer le projet de déviation du Jargeau porté par le Département du Loiret : "Les études du BRGM montrent qu'on part dans ce projet vers un puits sans fond, il va falloir injecter du béton et du béton pour combler les cavités karstiques, il faut vraiment que le conseil départemental se dise "bon, on arrête les dégâts", il faut vraiment arrêter ce projet-là.
  2. Sur Germain Castano, l'entraîneur de l'OLB, futur résident de Co'Met : "Le problème, c'est que c'est fait, le projet est désormais lancé, Co'Met va être construit. On ne peut plus dire grand chose, sauf qu'on l'utilisera différemment ! Un équipement comme ça, pour ce prix-là, il doit être utilisé en permanence, donc pas seulement par l'équipe pro de basket. On doit laisser la place aux associations, aux amateurs..."
  3. Sur Jean-Pierre Sueur, qui exhortait la gauche à s'unir pour les municipales de 2020, dans un récent "Controverse" : "Jean-Pierre Sueur a complètement raison, mais il va effectivement falloir réussir ce rassemblement. Et dans ce cadre, Jean-Philippe Grand confirme qu'il revendique la tête de liste : "Ceux qui sont aujourd'hui autour de moi, et les Orléanais que je croise considèrent en effet que je suis en capacité d'incarner ce projet. Ce serait hypocrite que de dire : "je réfléchis encore", je ne vais pas faire semblant." D'autant qu'aucune figure n'émerge pour se prétendre candidat naturel de la gauche à Orléans ? "Du coup, c'est peut-être moi le candidat naturel de la gauche", sourit Jean-Philippe Grand.

3ème partie : les voix de "Controverse"

La quatrième partie de "Controverse" a permis à Jean-Philippe Grand d'en dire un peu plus sur le contenu de son projet municipal.

  • Les transports : "Nous sommes arrivés à la conclusion qu'il faut la gratuité des transports publics pour un certain nombre de catégories de la population et donc une tarification en fonction du quotient familial, sur le modèle de ce qui a été mis en place à Strasbourg. Il faut passer par cette étape avant d'envisager une gratuité totale."
  • La santé : "Nous voulons créer des centres municipaux de santé, en salariant des médecins, comme cela se fait à Châlette-sur-Loing. Il faut trouver des candidats, mais on a déjà un retour de jeunes qui, à cause du numerus clausus, sont partis faire leurs études de médecine à l'étranger, par exemple en Roumanie, il y a là un potentiel."
  • Le bio dans les cantines, 100% d'ici 3 ans : "Ce n'est pas neutre, c'est démontrer qu'on peut améliorer la santé de nos enfants, leur proposer de bons produits locaux dans leur assiette mais aussi faire vivre les agriculteurs locaux de leur métier. Aujourd'hui, on est seulement à 7% de bio dans les cantines orléanaises."

D'autres propositions à retrouver ci-dessous :

4ème partie : le projet pour Orléans