Politique

Formation du gouvernement : "Il ne suffit pas de mettre des gens autour d'une table et croire qu'il vont s'entendre"

Par Nicolas Joly, France Bleu Isère vendredi 19 mai 2017 à 10:56

Jean-Pierre Barbier, député Les Républicains et président du conseil départemental de l'Isère
Jean-Pierre Barbier, député Les Républicains et président du conseil départemental de l'Isère © Radio France - Nicolas Joly

Gauche et droite peuvent-elles travailler ensemble ? Jean-Pierre Barbier réagit près la formation du nouveau gouvernement qui inclut des ministres "Et de droite, et de gauche". Le député LR et président du département de l'Isère, exprime ses doutes ce vendredi matin sur France Bleu Isère.

"Il ne suffit pas de mettre des gens autour d'une table et croire qu'il vont s'entendre", lance Jean-Pierre Barbier. Pour le président du conseil départemental de l'Isère, l'alliance entre républicains, centristes et socialistes proposée par le gouvernement d'Emmanuel Macron et Édouard Philippe n'est pas totalement crédible. Il oppose de nombreux doutes sur la capacité des anciens ennemis a proposer un projet commun : "Est-ce que Édouard Philippe va s'entendre avec Nicolas Hulot lorsqu'ils vont parler du nucléaire ?"

Jean-Pierre Barbier, Président LR du conseil départemental de l'Isère répond aux questions de Nicolas Crozel

Le Big Bang du gouvernement

Le député de la 7ème circonscription de l'Isère se refuse toutefois à critiquer le choix de ceux qui, dans sa famille politique, ont rejoint le gouvernement : "Ce sont des gens qui ont fait des choix personnels et qui vont porter une partie de nos idées". "Je suis convaincu que nous sommes en train de vivre un bouleversement", dit-il. Toutefois, la prudence est de mise : "J'attends simplement de voir si ce Big Bang va nous conduire à la formation d'une belle chose ou d'une ère glaciaire de la politique ou des idées."

Des regrets de campane

Ce que Jean-Pierre Barbier regrette surtout, c'est la façon dont la campagne s'est déroulée pour les Républicains. "Nous avons été inaudibles, dans cette campagne polluée par les affaires", s'indigne-t-il. Un contexte qui a conduit le président du département à ne pas donner de consigne de vote. "Je cultive la vertu du silence. Quand on n'a rien à dire, on ne dit rien, explique-t-il."