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Politique

Jean-Pierre Sueur : "Pour le Sénat, il y aura un avant et un après Benalla"

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Par , France Bleu Orléans

Le 18 juillet 2018 débutait "l'affaire Benalla".Qu'en reste-t-il, un an après ? "Personne ne peut désormais contester l'utilité des commissions d'enquête parlementaire" répond Jean-Pierre Sueur, le sénateur PS du Loiret et co-rapporteur de la commission qui, au Sénat, a enquêté sur cette affaire.

Jean-Pierre Sueur (à droite), lors de l'audition d'Alexandre Benalla au Sénat en janvier dernier
Jean-Pierre Sueur (à droite), lors de l'audition d'Alexandre Benalla au Sénat en janvier dernier © Radio France - Christophe Morin

Loiret, France

Il y a tout juste un an éclatait l'affaire Benalla - c'était le 18 juillet l'an passé, dans un article du Monde. Alors chargé de mission en matière de sécurité pour le président de la République, Alexandre Benalla est soupçonné d'avoir frappé des manifestants le 1er mai 2018 à Paris, en se faisant passer pour un policier... Les révélations se sont ensuite enchaînées sur son rôle trouble à l'Elysée et les privilèges dont il a pu bénéficier, et, depuis, ce proche d'Emmanuel Macron a été mis en examen à 2 reprises, et son nom est cité dans 6 enquêtes judiciaires.

Les gens m'arrêtent dans la rue pour me parler de cette commission d'enquête"

Cette affaire a fait aussi l'objet d'une commission d'enquête du Sénat, très médiatisée, et qui a pointé des "dysfonctionnements majeurs" au sommet de l'Etat. Pour le sénateur PS du Loiret Jean-Pierre Sueur, co-rapporteur de cette commission d'enquête, "il y aura pour le Sénat un avant et un après Benalla".

"Tout cela a été très utile, affirme Jean-Pierre Sueur, parce que dans une démocratie, il faut qu'il y ait un contrôle parlementaire. Et aujourd'hui, après cette affaire, plus personne ne peut contester l'utilité de commissions d'enquête parlementaire qui travaillent en toute indépendance et en toute transparence : c'est ce en quoi notre travail a été un véritable événement. Et d'ailleurs, beaucoup de gens m'en parlent encore, que ce soit à Orléans, à Paris, des gens m'arrêtent dans la rue pour m'en parler ! Ça a beaucoup marqué."

J'attends toujours les contre-vérités dont parlait Monsieur Griveaux"

D'autant, souligne l'élu loirétain, qu' "aucune des affirmations qui sont contenues dans notre rapport n'a été contesté, rien ! Monsieur Griveaux, qui veut devenir de Paris, a dit : "Ce rapport est plein de contre-vérités !" J'attends toujours les contre-vérités... Donc, ça montre que notre travail a été solide. Et à cet égard, oui, je crois qu'on ne reviendra pas en arrière, il y aura un avant et un après cette commission d'enquête."

Reste tout de même sans doute une amertume pour le sénateur. Après ce rapport, le bureau du Sénat avait demandé des poursuites contre trois collaborateurs d'Emmanuel Macron pour "faux témoignage", dont Patrick Strzoda, le directeur de cabinet du président de la République. En juin dernier, le Parquet de Paris a classé cette procédure sans suite. "Je ne commenterai pas les décisions de ce procureur, précise Jean-Pierre Sueur. Mais d'autres l'ont fait, notamment des juristes qui ont été surpris par cette décision..."

Interview à écouter ici :

Jean-Pierre Sueur sur France Bleu Orléans