Politique

Jean-Pierre Sueur (PS) réélu sénateur du Loiret

Par Etienne Escuer et François Guéroult, France Bleu Orléans dimanche 24 septembre 2017 à 17:05

Jean-Pierre Sueur, sénateur PS du Loiret.
Jean-Pierre Sueur, sénateur PS du Loiret. © Radio France - Stéphane Barbereau

Le sénateur socialiste Jean-Pierre Sueur, 70 ans, est réélu pour un troisième mandat au Palais du Luxembourg. Ce dimanche, il est même arrivé en tête des votes dans le département.

Cette fois-ci, il le promet : c'est sa dernière élection. Avec ce troisième mandat au Sénat, Jean-Pierre Sueur va boucler un très riche parcours politique. Il reste à ce jour le dernier Loirétain à avoir été ministre. C'était au siècle dernier, Jean-Pierre Sueur a été nommé secrétaire d'Etat aux collectivités locales de 1991 à 1993 sous François Mitterrand, lui, le rocardien qui avait réussi à se faire élire député du Loiret dès 1981 à l'âge de 34 ans.

Un sénateur dynamique

Né à Boulogne-sur-Mer, ce professeur de linguistique dit être tombé amoureux d'Orléans : ses 2 mandats de maire d'Orléans, de 1989 à 2001, ont profondément marqué la ville avec des réalisations aussi emblématiques que la première ligne de tramway, le pont de l'Europe, le Zénith et la médiathèque. L'inverse est vrai également : il a été profondément marqué par sa fonction de maire d'Orléans, au point d'avoir été meurtri par sa double défaite contre Serge Grouard en 2001, puis en 2008.

C'est finalement au Sénat, où il siège depuis 2001, que Jean-Pierre Sueur a retrouvé une seconde jeunesse, avec une activité impressionnante aussi bien dans l'hémicycle qu'en circonscription. "Il y a des jeunes qui sont très vieux et des anciens qui sont très jeunes, ce qui compte c'est le dynamisme", a-t-il coutume de dire. Un dynamisme reconnu de tous, au-delà des clivages politiques, bien que Jean-Pierre Sueur soit toujours resté fidèle au parti et à l'étiquette socialiste. Ce qui ne l'a donc pas empêché d'être réélu sénateur dès le premier tour au scrutin majoritaire il y a 6 ans, et d'être de nouveau réélu aujourd'hui, malgré un changement de mode de scrutin qui aurait dû le pénaliser.