Politique

Jean-Yves Le Drian à Pont de Buis pour lancer une filière française de munitions

Par Benjamin Bourgine et Hervé Cressard, France Bleu Breizh Izel dimanche 19 mars 2017 à 14:06

Le Drian s'affiche avec Richard Ferrand, mais reste encore silencieux sur son possible soutien à Emmanuel Macron
Le Drian s'affiche avec Richard Ferrand, mais reste encore silencieux sur son possible soutien à Emmanuel Macron © Radio France - Hervé Cressard

Le Ministre de la Défense voulait une filière française de munitions. Un acte de "souveraineté nationale" pour Jean-Yves Le Drian. Le Breton le plus populaire du gouvernement n'a en revanche rien dit sur ses intentions au premier tour de la présidentielle.

Jean-Yves Le Drian était en déplacement en Bretagne, à Pont-de-Buis ce vendredi 17 mars. Le Ministre de la Défense a annoncé la création d'une filière française de production de munitions de guerre de petit calibre. Une filière qui était abandonnée depuis la fin des années 1990 en France.

Cette production se fera à Pont-de-Buis, sur le site de Nobel Sport, leader européen de la poudre de chasse, en partenariat avec Thalès et le fabricant de machines outils Manurhin. D'ici trois ans, environ 100 millions de munitions pour l'armée et la police seront créées.

Pas d'officialisation de son possible soutien à Emmanuel Macron

La visite de Jean-Yves Le Drian sur les terres de Richard Ferrand, secrétaire général du mouvement En Marche, avait tout pour créer l’événement. Car Le Drian serait sans doute tout près de rejoindre lui aussi Emmanuel Macron. Mais raté. Il y a eu la photo symbolique de Le Drian et Ferrand côte à côte. Mais c'est tout. Les deux ont évité les questions sur le sujet.

Pourtant, la rumeur enfle. Non seulement Jean-Yves Le Drian prendrait position pour Emmanuel Macron, c'est quasiment un fait acquis, mais certains le verraient même rempiler rue de Brienne, au Ministère de la Défense, en cas de victoire de Macron.

Jean-Yves Le Drian pourrait mettre fin au vrai faux suspense dans la semaine, après le 24 mars, s'il respecte le souhait de neutralité des ministres réclamé par François Hollande jusqu'à cette date.