Politique

José Bové va être expulsé du Canada

Par Typhaine Morin, France Bleu mercredi 12 octobre 2016 à 16:21

José Bové devrait quitter le territoire canadien ce mercredi
José Bové devrait quitter le territoire canadien ce mercredi © AFP - DENIS THAÜST

Le député écologiste européen José Bové devrait être expulsé du Canada ce mercredi. Arrivé mardi soir à Montréal pour participer à une réunion publique sur l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada, il a été retenu plusieurs heures par la police des frontières.

José Bové n'a été autorisé qu'à passer la nuit dans son hôtel à Montréal. Le député vert européen devrait être expulsé du territoire canadien ce mercredi. Le militant écologiste devait participer à une réunion publique avant la signature de l'accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l'Union européenne, à la fin du mois d'octobre. Accord auquel il est farouchement opposé.

Retenu plusieurs heures par la police des frontières

Le député européen a été retenu quelques heures par la police des frontières à son arrivée à l'aéroport de Montréal ce mardi. Il devait prendre la parole lors de cette réunion publique organisée par le Conseil des Canadiens, un centre de réflexion de gauche, des syndicats agricoles et des opposants à l'AECG. Sujata Dey, du Conseil des Canadiens, a indiqué dans un communiqué que José Bové "a été détenu à l'aéroport de Montréal pendant des heures, sans aucune explication, et il s'est maintenant vu notifier qu'il devait quitter le Canada". "Une honte", a réagi la présidente du Conseil des Canadiens, un centre de réflexion de gauche, sur Twitter.

Le Canada peut interdire l'entrée de son territoire aux personnes avec des antécédents au pénal. Or, José Bové a été condamné pour son implication dans le démontage d'un restaurant McDonald's en 1999 puis pour la destruction en 2008 d'un champ de maïs expérimental transgénique Monsanto. Le député européen a indiqué à Radio-Canada être revenu au Canada à trois reprises sans être inquiété. "C'est incroyable, ceux qui défendent l'accord peuvent circuler comme ils veulent – je pense que le patron de Monsanto pourrait très facilement venir ici pareil – mais par contre, ceux qui s'y opposent sont traités de dangereux criminels, sont enfermés, on les empêche de circuler, on leur prend leur passeport", a regretté José Bové chez nos confrères québécois.

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